Bienvenue sur la page du

Théâtre du Nouveau Monde

Critique d'Andrée ici-bas.

www.tnm.qc.ca

Voici la programmation 2010-11 du TNM. Bon visionnement ! http://www.tnm.qc.ca/saison-2010-2011/index.html

 

*****

Dès le 2 juin, le film sera offert en continu et gratuitement au grand public sur ONF.ca ainsi qu’en DVD.

À l’occasion de la sortie de la pièce La Déraison d’amour, le TNM, en collaboration avec l’ONF, présente le lundi 8 juin à 20 h (soir de relâche théâtrale) Folle de Dieu.

La projection se fera en la présence du réalisateur Jean-Daniel Lafond, de la comédienne Marie Tifo et du metteur en scène, Lorraine Pintal qui se feront un plaisir de répondre aux questions du public après la séance.

Entrée libre / Laissez-passer 514-866-8668

*****

Critique d'Andrée

La Charge de l’orignal épormyable. C'est dans un décor épuré donnant deux tableaux en un que les magnifiques et surréalistes personnages évoluaient en jouant avec brio la pièce de Gauvrau.

Des personnages disjonctés, dépendants des uns des autres et tentant de rétablir un patient plus réaliste que fou. La réalité est-elle vraiment celle de ceux qui gravitent sans cesse autour de lui ? Ou bien est-ce la sienne ? Pendant deux heures dix minutes, sans entracte, un tourbillon de psychanalystes analysent le personnage central sous nos yeux et nous entraînent, nous aussi, sans relâche dans cette folie.

Est-ce que ce que l'on voit est vrai ou est faux ? La vérité n'est pas la même pour tout le monde. Cela dépend de votre perception, tente de dire la pièce.

La durée de la pièce est longue, mais justifiée car l'intensité des personnages était extrême, surtout pour François Papineau, et ininterrompue.

Tous les comédiens, sans exception, sont éblouissants dans leur personnage plus grand que nature. Céline Bonnier, la vamp. Pascale Montpetit, la passionnée. Et Sylvie Moreau, la classique.

C'est une magnifique pièce pour ceux qui aiment le style absurde. À voir absolument car elle fait partie de pièces importantes de notre répertoire québécois.

Lorraine Pintal revient à la charge ! Avec La Charge de l’orignal épormyable, Lorraine Pintal redonne vie à la voix ample et puissante de Claude Gauvreau, poursuivant le vibrant dialogue amorcé avec Les oranges sont vertes, Le Vampire et la Nymphomane puis L’Asile de la pureté. Féroce coup de gueule contre l’étouffant climat du Québec des années 50, La Charge de l’orignal épormyable se révèle un violent et émouvant plaidoyer contre l’oppression et la terreur, dans un langage extrêmement personnel qui a toutes les audaces et qui garde son élégance jusque dans sa fureur. Privilégiant de nouveau l’extraordinaire modernité du texte et mettant en lumière la force et la puissance des répercussions qu’il a encore aujourd’hui, Lorraine Pintal a rassemblé une distribution flamboyante : François Papineau, Éric Bernier, Céline Bonnier, Francis Ducharme, Didier Lucien, Pascale Montpetit et Sylvie Moreau.

Un auteur gigantesque. Claude Gauvreau occupe une place unique dans la dramaturgie québécoise. Solitaire et farouche, visionnaire et possédé, à la fois libre de par son génie créateur et entravé dans un monde qui ne l’entend pas toujours, il a laissé beaucoup en bien peu de temps. Il a déconstruit le vocabulaire, créé le langage exploréen, combattu le conformisme et la tiédeur ambiante, et porté ardemment le flambeau de l’automatisme au Québec. Il s’est révélé intensément au monde à travers une langue rebelle et nouvelle : poète, dramaturge, polémiste... ogre, titan, géant. Il a vécu un amour fou et terrible qu’il a perdu tragiquement. Tout ce temps, il s’est débattu contre la maladie mentale, aux limites de la souffrance, et traversé l’expérience douloureuse des électrochocs et de l’internement. À travers son oeuvre, composée d’un roman, de poèmes, de textes radiophoniques et dramaturgiques, Claude Gauvreau n’a jamais voulu traduire sa folie, il a surtout cherché à nous dire qu’il n’était pas fou.

Un « sauvage besoin de libération ». Mycroft Mixeudeim a des allures de colosse, mais pourtant, c’est un être pur et naïf que l’on dépossède de son âme et dont on saccage les rêves, transformé en cobaye par quatre pseudo-analystes du comportement humain. Abusé, privé de ses droits, persécuté par les autres personnages, il fonce, telle une créature fantastique et formidable cherchant à fracasser les murs entre lesquels on tente de l’enfermer. Bien que cette tentative de mise à mort ait lieu sous nos yeux, on assiste tout de même à la victoire de l’amour sur l’humiliation et la haine : parce qu’il a su garder intact son adoration pour une femme, Mycroft a préservé la meilleure part en lui, sa profonde humanité, qui le distingue en cela de l’animal terrassé. La Charge de l’orignal épormyable a marqué l’histoire du théâtre québécois, au même titre que le projet automatiste a marqué celle du Québec, surtout avec le Refus global dont Claude Gauvreau était l’un des signataires les plus engagés. Ce manifeste, dont on célébrait les 60 ans en 2008, dénonçait les deux idéologies qui régnaient en maîtres sur le Québec : le régime religieux du catholicisme et le conservatisme de l’Union nationale de Duplessis. Faisant appel à la sensibilité de ceux et celles qui favorisaient l’innovation, le Refus global a contribué à ce que le peuple québécois puisse enfin rejoindre les courants sociaux et culturels internationaux.

*****

Dévoilement de la SAISON 2007-2008.

Photo : Andrée Parent

Entrevues avec...

Lorraine Pintal > 6 min. 50 sec.

Isabelle Blais > 7 min. 6 sec.

Sophie Cadieux 2 min 37 sec.

Marie-Thérèse Fortin 4 min. 41 sec.

*****

Critique d'Andrée

Antigone de Sophocle.

Antigone est une pièce bouleversante et très d'actualité par les sujets véhiculés dans la pièce. L'ouverture nous met tout de suite dans l'ambiance. Le personnage d'Antigone, merveilleusement joué par Jacinthe Laguë, est le symbole, une peu à la Jeanne D'Arc, de la femme sacrifiée pour ses convictions et ses croyances mais surtout pour son audace et son arrogance face au Roi Créon. Certains personnages sont excellents mais d'autres sont parfois faibles. La scénographie est géniale. Trois lieux significatifs des personnages. L'éclairage est un des éléments important de la pièce. La musique enrobe le tout grâce à une voix chaude et aérienne. Mais j'ajouterais un bémol. Que font les hommes habillés en tailleur d'aujourd'hui ? Avec les femmes habillées en tenue d'époque ça fait de drôles de tableaux. Cet anachronisme dérange et enlève malheureusement une qualité visuelle à la pièce. C'est à croire qu'il ont manqué de budget au département de costume. Mais la pièce vaut grandement le détour. Andrée Parent

Critique d'Andrée

Antoine et Cléopâtre de Lewis Furey.

Antoine et Cléopâtre est une pièce moderne grâce à la danse onmiprésente. Sylvie Moreau est magnifique et plus grande que nature dans le rôle de Cléopâtre. Sa voix est envoutante et augmente de beaucoup le succès de la pièce qui ressemble beaucoup plus à un spectacle de danse qu'à une pièce de théâtre. Ce qui parfois devient très dérangeant. Andrée Parent

Critique d'Andrée

La Savetière prodigieuse de Federico Garcias Lorca.

J'ai adoré cette pièce ! Humour, quiproquos et jeux d'acteurs magnifiquement menés. Mais Nathalie Mallette fut pour moi une véritable révélation. Une voix ravissante qu'on aimerait bien entendre un jour sur un CD. On peut espérer. En attendant on peut entendre sa magnifique voix sur l'album d'André Gagnon "elles chantent...". Andrée Parent


Critique d'Andrée

Incendies. Texte et mise en scène Wajdi Mouawad.

La pièce Incendies de Wajdi Mouawad est renversante. Elle nous entraîne dans la vie incroyable d'une femme qui a souffert pendant la guerre. Dans son testament, elle demande à sa fille et son fils de retrouver leur père. C'est donc à travers les nombreux périples de sa fille que nous découvrirons quatre générations de femme. Lire, compter et dire, voilà la liberté ! Cela revient souvent dans la pièce. À commencer par son arrière-grand-mère et sa grand-mère. Le jeu des comédiens est intense et prenant. Le décor, un mur à carreaux de verres opaques, des chaises qui servent également de pierres tombales, donne déjà le ton à la pièce. Densité, flou, froideur. Mais il ne représente pas l'intérieur des personnages qui eux vivent plusieurs incendies de générations en générations. La victime et le bourreau ont un lien très particulier. Et l'on commence à le découvrir lors du procès. Et le résultat est effroyable et provoque un effet de surprise comme une tonne de brique. Mouawad explore l'univers féminin avec un regard direct et intense vers l'âme. Il sait aller directement à l'essence même de la condition des femmes. Une histoire bouleversante, touchante et émouvante de quatre générations de femmes pour qui l'espoir est plus fort que tout. Une pièce qui vous brûle la gorge et qui porte à réflexion. Car elle est encore d'actualité, malheureusement. Andrée Parent

Copyright 2001-2010. Webmestre : Andrée Parent et René Lapalme