|
Bienvenue sur la page de
La Compagnie Jean Duceppe
Pour les autres critiques d'Andrée, cliquez ici. Excuse-moi De
Serge Boucher Avec Du 17 février au 27 mars 2010 À dix ans d'intervalle, François nous convie à deux temps forts dans la vie de son père et de sa mère là où ils sont le plus accablés, vulnérables, humiliés. La vie les a blessés; ils s'échappent du présent, chacun à leur façon. Comment conjurer le sort? Que reste-t-il une fois qu'on a tout perdu? |
|
|
|
*****
Jenny, dont le mariage et la carrière sont des échecs, accuse son père davoir abusé delle quand elle était enfant, reprochant du même coup à sa mère et à son grand-père davoir été complices de ce crime. Ces accusations dévastatrices fusent sous linfluence dune thérapeute, Valérie, qui veut à tout prix expliquer la dépression de Jenny. La question se pose alors : Valérie réussit-elle à ramener en surface des souvenirs insupportables réellement réprimés ou manipule-t-elle sa patiente en lui affirmant que son déni est la preuve même de la réalité de ces abus? Quarrive-t-il quand un thérapeute insiste pour faire admettre à son patient une réalité non prouvée? Lintimité de la relation entre parents et enfants se transforme en un sentiment désastreux de culpabilité. Quand la pureté des intentions est remise en question, quand la tendresse est interprétée comme une agression, le bonheur familial peut-il résister sans voler en éclats? Au coeur dune tempête. Percutant, haletant et audacieux, le texte dArnold Weskerlève le voile sur une plaie terrible : lexploitation de la détresse. Dans un monde qui privilégie et idéalise souvent les experts, quadvient-il si ces derniers deviennent malencontreusement la source de nos maux? Est-ce que Valérie, la psychothérapeute, aide vraiment Jenny? Lincite-t-elle plutôt à fabriquer de faux souvenirs qui permettront de déterminer rapidement et sans équivoque la cause de sa dépression? Le doute plane. Qui dit vrai, qui est coupable et de quoi? Inspiré de faits réels, Le Déni raconte un drame. Celui de Jenny, cette femme à qui plus rien ne sourit et qui cherche à tout prix une cause à son chagrin. Celui dune famille aussi, brisée par une révélation et qui doit remettre toute une vie en question. Celui dun père quon accuse dinceste, dune mère chez qui lon sème le doute et dune soeur qui tente de comprendre. Quand les convictions se brisent, les repères senvolent et, avec eux, tout semblant de paix et de vérité. Dune plume intelligente et dans un suspense prenant, Wesker nous plonge dans les eaux troubles dune famille affligée, rompue et qui, après sêtre livré un dur combat, ne sera plus jamais la même. Critique de Catherine Hébert-Carle Le Déni Lorsque nos souvenirs d'enfance sont heureux, lorsque nous sommes persuadés d'avoir été aimés par des parents affectueux et présents, et si, en plus, nous nous sommes accomplis professionnellement et personnellement, est-ce possible tout de même d'être malheureux? Jenny a perdu son mari, son emploi, et ses deux enfants. Elle est devenue angoissée, stressée, boulimique, cherchant à remplir son vide par des aventures sexuelles diversifiées. Après avoir consulté plusieurs psychologues, elle rencontre finalement Valérie, psychologue sans diplôme, spécialisée en abus sexuel d'enfant. Jenny, est un peu déroutée devant l'attitude détachée de Valérie, et cherche des réponses, des pistes, une relation solide de confiance. En thérapie, un patient est en situation de vulnérabilité. Il remet son intimité entre les mains d'un professionnel de l'âme. Une fois la confiance installée, le patient fait parfois un transfert émotif envers son thérapeute, le mettant sur un piédestal, parce qu'il prend le temps d'écouter, de comprendre et d'aider. Si le thérapeute, l'humain derrière la profession, est lui-même aliéné et veut à tout prix trouver la raison de mal être, qu'il met des idées, peut-être fausses, dans la tête de son patient, par " volonté d'aider ", ça peut chambouler une vie. Dans le Déni, d'Arnold Wesker, la famille de Jenny est en morceaux. Accusé d'inceste, le père tente de prouver son innocence. Comment prouver quelque chose qu'on n'a pas fait? Le texte de Wesker est criant d'actualité, traitant de sujets qui poussent les spectateurs à se remettre en question, tels la dépendance, l'impossibilité d'afficher un bonheur publiquement, la dépression. Que ce soit la dépendance amoureuse, le besoin d'aimer ou d'être aimé, d'être admiré, pour retrouver une estime personnelle; ou bien la dépendance d'un patient envers son thérapeute. Être heureux et l'afficher, est-ce réellement possible? L'être humain en détresse, peut facilement être jaloux du bonheur des autres. Comme si le fait qu'une personne soit heureuse empêcherait une autre de l'être. La dépression est due à quoi? Combien de mauvais choix dans une vie une personne fait-elle pour se retrouver dans une situation où elle a tout perdu. Comment retrouver une estime personnelle perdue? Le jeu des comédiens de la pièce Le Déni est touchant, dérangeant. Marie-Chantal Perron est bouleversante dans le rôle de Jenny. Son jeu allumé démontre toute l'angoisse du personnage, étant cynique et drôle, au travers sa détresse. Guy Nadon est d'un réalisme déroutant, complètement impuissant et coupable d'être un père qui aime ses enfants. La mise en scène de Martine Beaulne
sied parfaitement au texte de Wesker. Décor dénudé,
couleurs grises, orangées, passant d'une scène à
l'autre avec un esthétisme et une subtilité efficaces,
laissant la place à la puissance du texte et aux fortes émotions
des comédiens. Une pièce à voir. Brigitte Hébert-Carle *****
Faits pour s'aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor Mise en scène
de Michel Poirier Traduction et adaptation
de Danielle Proulx avec Danielle Proulx et Henri Chassé Du 17 décembre au 7 février 2009 Un conte de fées des temps modernes Il était une fois
Il était une fois Suzie et Vito, qui ne devait jamais se rencontrer. Mais le hasard, ce deus ex machina de tous les contes de fées, va les réunir. Suzie et Vito sont-ils vraiment faits pour s'aimer? La foudre amoureuse peut-elle frapper au cur si on lui donne un petit coup de pouce? À la croisée des chemins, un homme et une femme se rencontrent. D'un côté, une femme passionnée, avide de création et d'épanouissement mais à qui rien ne sourit. De l'autre, un homme qui a tout fait, tout vu et entendu, mais que rien ne comble. Pendant que l'hiver rugit à l'extérieur, ces deux êtres découvriront qu'une ambition commune les rapproche : celle de laisser leur trace dans ce monde qui nous joue parfois de vilains tours. Tous deux veulent écrire mais ni l'un ni l'autre ne sait comment s'y prendre. En forçant parfois un peu la note, on peut provoquer les rencontres les plus fructueuses, les coups de coeur les plus romanesques et les destins les plus miraculeux. On dit qu'à deux, tout est possible et que l'amour ne dépend que de quelques atomes crochus... Véritable conte de fées des temps modernes, mettant en scène deux héros un peu écorchés par la vie mais assoiffés d'amour, de vie et d'authenticité, Faits pour s'aimer est une comédie romantique drôle et touchante qui prouve bien que le cur a ses raisons que la raison ignore totalement. Surtout quand la météo provoque des miracles! Et si notre vie nous était contée... Prodigieux dans plusieurs sphères de l'art dramatique, Bologna et Taylor ont signé de nombreuses pièces de théâtre. Mentionnons Lovers and Other Strangers, adaptée au cinéma en 1970 et mise en nomination pour l'Oscar du meilleur scénario, Made for Each Other (1970), Belles, Bermuda Avenue Triangle, An Evening with Golda Meir, If You Ever Leave Me et I'm Going with You. C'est en 1981 que la pièce It Had to Be You (Faits pour s'aimer dans la traduction et l'adaptation de Danielle Proulx) voit le jour à New York, au John Golden Theatre. Elle est ensuite reprise à Los Angeles au Marylin Monroe Theatre. En 1989, les auteurs l'adaptent pour le cinéma tout en assumant la réalisation du film et l'interprétation des personnages. Deux auteurs passionnés pour qui le quotidien réserve son lot de surprises, de tendresse et d'inspiration! Michel Poirier : de l'interprétation
à la mise en scène C'est alors qu'il assiste le metteur en scène Serge Denoncourt, à Paris, lors du spectacle d'Arturo Brachetti que Michel Poirier découvre son intérêt pour la mise en scène. Puis, alors qu'il partage la scène avec elle au Théâtre Beaumont-St-Michel, c'est au tour de la comédienne et metteure en scène Danielle Proulx de reconnaître son flair pour les bonnes idées. En 2006, elle l'invite à assumer la mise en scène de la prochaine pièce qu'elle jouera, adaptera et traduira, Faits pour s'aimer. Malgré quelques doutes devant ce nouveau tournant, il accepte au grand bonheur de tous. Aux premières répétitions et dès le début du travail, les comédiens lui font entièrement confiance, il prend plaisir à diriger et confirme sa passion pour la mise en scène. Depuis, Michel Poirier a signé d'autres mises en scène au Théâtre Beaumont St-Michel, dont Sacrée Famille de Carl Ritchie en 2007 et Le Gars de Québec de Michel Tremblay en 2008. C'est donc un engouement pour les défis et la nouveauté qui mènera Michel Poirier à la mise en scène. La Compagnie Jean Duceppe l'accueille avec chaleur et enthousiasme. Un duo électrisant Décor Marc Senécal À l'affiche du 17 décembre au 7 février *****
*****
Critique d'Andrée La Casta Flore, l'antipode de Céline Dion. C'est avec un décor somptueux et amovible, servant à la fois d'écran de projection, que nous entrons dans l'univers des années 40. Une mise en contexte cinématographique et musicale très intéressante. Mais je me suis dis : " Pourquoi cette belle et très agréable voix plutôt que celle de la Casta Flore ? ". C'est ce que nous découvrons à la fin de la pièce. La Casta Flore, sublimement jouée par l'incomparable Pierrette Robitaille, est une femme extravagante, idéaliste mais surtout très convaincue de son immense talent de chanteuse au grand damne de son pianiste et d'une petite partie de l'élite. La Casta Flore ne fait qu'une prise lorsqu'elle enregistre un disque. Voilà une des antipodes d'avec Céline Dion. L'autre, c'est qu'elle chante (?!?) tellement faut que nos oreilles n'en puissent plus au bout de quelques " fausses notes ". Pierrette Robitaille que j'ai entendu chanter au Festival Juste pour rire a su en quelques secondes nous faire hérisser le poil des bras et grincer des dents. Elle était extraordinaire ! Quelle talent elle nous démontre encore une fois ! C'est une comédienne fabuleuse aux mille facettes. Elle nous surprend toujours. Benoît Brière, que j'adore à chaque fois que je le vois, est génial dans ce rôle. Il est toujours juste dans l'interprétation de ses personnages. Il est drôle à mourir. Il nous fait rire aux larmes avec ses petites mimiques subtiles. Normand Lévesque est magnifique dans son personnage très coloré. Pauline Martin est incroyable dans le rôle de l'amie de la Casta Flore. Danièle Lorain dans le rôle de la bonne qui ne parle pas un mot de français est tout simplement hallucinante. Et Alexandrine Agostini, que j'adore voir tant au théâtre qu'à la télévision dans Rumeur entre autre, joue une incroyable hystérique qui fait partie de l'élite qui n'aime pas la Casta Flore. La Casta Flore est une pièce touchante, émouvante et drôle de la vraie vie d'une femme qui a cru en ses talents de chanteuse malgré la désapprobation de son père et de son entourage. Elle croyait vraiment qu'elle chantait bien. C'est ce qu'on apprend à la fin de la pièce au moment de faire le récit de la fin de la vie de cette très grande chanteuse qui a marqué, d'une façon très particulière, notre époque. Florence Foster Jenkins, de son vrai nom, a été femme persévérante qui est allée au bout de son rêve. Et Pierrette Robitaille nous la présente sur scène comme si elle était là devant nous. C'est une pièce extraordinaire.
Une larme est glissée sur ma joue
et sur celles de d'autres
spectateurs aussi. Une mise en scène de Monique Duceppe d'une
grande sensibilité. Sublime à tout point de vue. Andrée
Parent
La Casta Flore de Peter
Quilter Quand la réalité dépasse la fiction Pierrette Robitaille et Benoît Brière réunis pour la première fois sur scène et Normand Lévesque, Pauline Martin, Danièle Lorain et Alexandrine Agostini du 19 décembre au 9 février au Théâtre Jean-Duceppe Il est difficile de vivre sa propre vie et, en même temps, de chanter juste. Woody Allen Cest à New York en 1944 que vous allez rencontrer madame Florence Foster Jenkins, au moment où elle fait la connaissance de son nouveau pianiste accompagnateur qui, le pauvre, ne sait pas encore dans quelle aventure abracadabrante il sembarque! Florence Foster Jenkins fut en son temps reconnue comme « la pire chanteuse du monde »! Elle avait, dit-on, une voix de cochon quon égorge! Et pourtant, le « tout » New York se déplaçait pour lentendre, autant par curiosité que par admiration! Fiction que tout cela? Oh non, car Florence Foster Jenkins a bel et bien existé! Et la voilà qui se prépare sous vos yeux pour le grand spectacle quelle va donner au Carnegie Hall... spectacle qui sera troublé par des évènements imprévus. La Casta Flore, une comédie audacieuse,
intelligente et délirante sur la vie dune femme exceptionnelle
qui a eu le courage et lénergie daller jusquau
bout du talent Décor : Marcel Dauphinais - en 2006, au Duchess Theatre à
Londres, - en 2007, à Helsinki en Finlande,
Sera jouée - en 2008 à Vancouver au Canada,
- en 2009, à Berlin en Allemagne
Florence Foster Jenkins: quelques repères * Pour son récital du 25 octobre 1944, Florence Foster Jenkins loue à ses frais le Carnegie Hall. * Ce soir-là, elle fait salle comble et remporte son pari. On doit même refuser plus de 2 000 personnes. * Si Florence Foster Jenkins chantait faux, elle était toutefois convaincue de chanter juste. Elle avait une voix de soprano et réussit à atteindre le contre-ut par hasard, à lâge de 73 ans, à la suite dun accident de la circulation, alors quelle voyageait en taxi. Le cri quelle poussa la laissa toute étonnée. Le plaisir quelle en éprouva par la suite fut si grand quelle fit envoyer des fleurs au chauffeur. * Florence Foster Jenkins est décédée le 26 novembre 1944, à New York, à lâge de 76 ans, un mois et un jour après son fameux spectacle au Carnegie Hall. Sa carrière, qui avait débuté en 1912, aura duré 32 ans.
« Lorsque j'ai entendu létrange voix de soprano de Florence Foster Jenkins, grâce à une cassette audio, j'ai aussitôt voulu connaître son histoire, se rappelle lauteur. J'ai rapidement constaté que peu de choses avaient été écrites à son sujet. Mais ça me convenait parfaitement, car je me suis alors mis à imaginer une histoire et des personnages basés sur les bribes de renseignements dont je disposais. » Peter Quilter écrit alors Glorious! (La Casta Flore dans la traduction de Daniel Roussel), présentée au Duchess Theatre à Londres pendant six mois consécutifs en 2006 et à travers le monde depuis. Cette pièce, mise en nomination pour le Laurence Olivier Award de la meilleure nouvelle comédie, « n'est pas pour autant une fiction, ajoute l'auteur. Les évènements qui en tissent l'intrigue se sont réellement produits. » Né en Angleterre, Peter Quilter est diplômé de l'Université Leeds. Il débute sa carrière en tant qu'humoriste, avant de devenir comédien dans une émission télévisée pour enfants à la BBC, Playdays, dans laquelle il donne la réplique à une poupée de chiffon appelée Peggy Patch. Puis, il devient présentateur au même réseau. À la fin des années 1980,
il se tourne vers l'écriture. « J'ai alors réalisé
que j'écrivais mieux que je ne jouais, révèle-t-il.
J'ai donc décidé d'écrire plus et de jouer moins.
» En 1991, son talent est repéré grâce à
Bursting the Clouds, une pièce écrite pour quelques amis
comédiens. Depuis, il en a écrit une quinzaine, dont plusieurs
ont été traduites en de nombreuses langues et jouées
à travers le monde.
Metteure en scène prolifique et inspirée, Monique Duceppe avoue avec plaisir qu'offrir une pièce aux spectateurs, c'est comme leur raconter une histoire. Ainsi, depuis plus de 20 ans, que de magnifiques histoires elle a su leur conter! Et, à chaque fois, le plaisir et l'émotion sont au rendez-vous. En 1985, elle signe sa première mise en scène, État civil: célibataire de Wendy Wasserstein. Depuis, elle a déployé tout son talent et marqué l'imaginaire du public avec des uvres comme Haute Fidélité et Vice et Versa de Ray Cooney, Harvey de Mary Chase, À 50 ans, elle découvrait la mer de Denise Chalem, Folle à lier de Tom Topor, Chapitre deux et Yonkers de Neil Simon, Souvenirs de Graham Reid, Les Amants terribles de Noel Coward, L'expulsion de Lily Barton de John MacNicholas et C'était avant la guerre à l'Anse-à-Gilles de Marie Laberge. De 1987 à 2002, elle met également en scène les productions du Théâtre du Chenal-du-Moine. Elle en réalise plusieurs autres au Théâtre Le Patriote, au Théâtre Ste-Adèle et au Théâtre Beaumont-St-Michel. En 1998, l'Opéra de Québec lui confie la mise en scène de Don Pasquale de Donizetti. Au printemps 1999, une émotion toute particulière est au rendez-vous. Elle monte alors La mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, avec Michel Dumont dans le rôle de Willy Loman. « J'ai travaillé sur toutes les productions de cette pièce avec mon père » précise-t-elle. La production dont elle signe la mise en scène, en 1999, remporte le Masque du public Loto-Québec en 2000. « Quel merveilleux cadeau et, surtout, quel beau clin d'il à mon père, ajoute-t-elle, d'autant plus que ce prix vient directement de ce public qu'il aimait tant et qu'il m'a appris à aimer moi aussi. » Au cours des dernières années, Monique Duceppe a signé des mises en scène magistrales qui ont fait le bonheur des spectateurs, dont Le vent et la tempête, La Preuve, Fleurs d'acier, Mambo Italiano, sans oublier Petit déjeuner compris et Le dernier don Juan, deux des plus grands succès de l'histoire de la Compagnie Jean Duceppe, à Montréal et en tournée. Oui, Monique Duceppe, c'est le théâtre côté cur, c'est la mise en scène côté émotion.
*****
Critique d'Andrée Petit déjeuner compris de Christine Reverho. "Petit déjeuners compris" est une pièce magnifique ! Humour, règlement de compte, tromperie et indiscrétion et surtout amour sont les ingrédients qui font que cette pièce nous fait voyager dans la vie de toutes sortes de personnages tout aussi drôle les uns que les autres. Les comédiennes sont tordantes et extraordinaires. Elles manient tellement bien leurs jeux qu'elles réussissent à nous déjouer en campant deux ou trois personnages chacune. C'est extraordinaire !! Marie-Chantal Perron est renversante. Pierrette Robitaille est à mourir de rire. Vraiment, elle est comme toujours époustouflante. Mireille Deyglun est incroyable. Je ne m'attendais pas à la voir jouer de cette façon. Danielle Lépine est superbe. Tant qu'à Véronique Leflaguais que dire de plus que sublime. ***** La saison 2006-2007 enfin dévoilée! DU THÉÂTRE MUSICAL CHEZ DUCEPPE!
Avec
le temps, avec le temps, Là, une équipe de comédiens exceptionnels! création
de Serge Boucher avec Du 28 février au 7 avril Benoît Brière pour la première
fois chez Duceppe. François se retrouve au restaurant de son enfance, lieu mythique pour lui, et qui sera vendu puis démoli pour faire place à une pharmacie. La fin du restaurant, c'est aussi la fin d'une époque. L'avenir est aux grandes surfaces et la vie continue. Personne ni rien n'y échappe. Tous les habitués se réunissent pour fêter l'événement, sans apitoiement, avec tout au plus une vague nostalgie au coeur. Le trouble de François tient du malaise, de quelque chose qui nous échappe à tous, comme une onde qui flotte dans l'air, dans l'air du temps, du temps qui passe, qui balaie sur son passage inéluctable les souvenirs, la nostalgie, les velléités, les aspirations, les doutes pour ne laisser finalement place qu'à la vie. Là, le regard fascinant de l'auteur des Bonbons qui sauvent la vie sur le temps qui s'en va, une galerie de portraits croqués sur le vif, une prise de conscience de la mouvance perpétuelle, du temps qui nous emporte d'aujourd'hui à demain et pour qui rien n'est jamais perdu.
SERGE BOUCHER Depuis Natures mortes (1993), en passant par Motel Hélène (1996), 24 poses (Portraits) (1999), Avec Norm (2004), Les bonbons qui sauvent la vie (2004) et jusqu'à sa toute nouvelle pièce intitulée Là, Serge Boucher a installé une couleur et une manière de dire les choses qui en font un créateur unique de la dramaturgie québécoise. Ce que Serge Boucher expose dans chacune de ses pièces et qu'il offre avec bonheur aux spectateurs, c'est très précisément ce qui cause tant de soucis aux humains que nous sommes et qui nous mène souvent droit aux drames et aux tragédies: comment négocier nos relations les uns avec les autres? Un thème récurrent chez lui et, surtout, un sujet universel et intemporel. De ceux qui font les grandes pièces et qui les rendent essentielles. RENÉ RICHARD CYR Si René Richard Cyr était musicien, il serait à la fois interprète, instrumentiste, compositeur, professeur, imprésario et chef d'orchestre; il s'adonnerait à la musique classique, il ferait du jazz, de la chanson, de la musique populaire, de l'avant-garde, du clip, serait accompagnateur, bruiteur et probablement aussi, avec la même passion, accordeur de piano. Mais René Richard Cyr est un homme de théâtre, un homme de spectacle, et c'est dans ce domaine-là que vont ses passions, ses plaisirs, ses engouements, ses folies et ses engagements profonds: il est comédien, metteur en scène, auteur dramatique, professeur et réalisateur. Sa sensibilité, son intelligence, ses exigences de qualité, son respect profond des créateurs, des artistes et du public font de lui un pilier du théâtre québécois. Une galerie de portraits croqués
sur le vif!
*****
Un petit bijou de
pièce signée par un maître de la comédie
de murs ! LE DERNIER DON JUAN de Neil Simonmise en scène de Monique Duceppe LE DERNIER DON JUANÀ l'affiche du 13 décembre au 3 février au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts. Du mardi au vendredi à 20 hle samedi à 16 h et 20 h 30 le dimanche 7 janvier à 14 h 30.
LE DERNIER DON JUAN Bernard, heureux propriétaire
d'un restaurant, a toujours vécu ce qu'on appelle une "
vie rangée ". Le voilà soudain rongé par le
démon de la tentation.Cet homme plutôt réservé,
qui n'a rien du tombeur ou du don Juan, décide de goûter
aux plaisirs de la révolution sexuelle en invitant trois femmes
différentes pour des aventures qu'il souhaite mémorables.Bernard
va se rendre compte que l'infidélité, même potentielle,
exige une virtuosité dont il est totalement dépourvu.Avec
Claude Prégent, entouré d'Edith Cochrane, Diane Lavallée
et Marie Michaud, dans une traduction et une adaptation de Benoit Girard
et une mise en scène de Monique Duceppe. LE DERNIER DON JUAN de Neil Simonmise en scène de Monique Duceppe. Traduction et adaptation de Benoit Girard Avec Claude Prégent,
Edith Cochrane, Diane Lavallée et Marie Michaud. Du 13 décembre
au 3 février Tous les pièges de la séduction! *****
Oncle Vania d'Anton
Tchekhov mise en scène d'Yves Desgagnés Critique d'Andrée Oncle Vania d'Anton Tchekhov. Le carrousel de la vie. Une forme de huis clos. Le décor est une parfaite métaphore de la pièce. Dans un décor sobre et épuré, l'histoire des personnages est basée sur le temps. D'ailleurs le carrousel où évoluent les personnages tourne dans le sens d'une aiguille d'une montre et à des moments très précis lors des situations charnières de la pièce. Les personnages évoluent aux rythmes des autres malgré eux. Tout ce centre sur ce couple qui s'incruste sans vergogne dans leur vie et dérange grandement leur routine. La musique vient appuyer et ponctuer des moments précis dans la pièce sans être trop présente. Les contrastes se côtoient constamment et cela est mit en évidence dans le décor qui est à la fois un lieu extérieur et intérieur : la beauté physique et la beauté de l'âme. La ville et la campagne. La notoriété et l'incognito. La vieillesse et la jeunesse. Les hauts et les bas de la vie (le carrousel). 12 comédiens / horloge 12 heures. Le carrousel tourne dans le sens des aiguilles d'une montre / marque le temps. Le temps / mouvement de haut et de bas. Une pièce d'actualité car la préservation de la forêt est en quelque sorte au coeur de dilèmme familiale. Oncle Vania revisité sous l'oeil d'un metteur en scène qui nous transmet sans détour sa passion pour Tchekhov pour notre plus grand plaisir. Un tour de force! Un événement! La troupe Tchekhov fait des étincelles : Oncle Vania en supplémentaire 37e représentation! Texte français d'Elizabeth Bourget
et René Gingras avec Michel Dumont, Henri Chassé,Jean-Pierre
Chartrand, Kathleen Fortin,Maxim Gaudette, Maude Guérin,Roger
La Rue, Jean-Sébastien Lavoie,Patricia Nolin, Gérard Poirier,Catherine
Trudeau et Kim Yaroshevskaya. Copyright 2001-2010. Webmestre : Andrée Parent et René Lapalme |