Bienvenue sur la page d'Amnistie internationale

La section canadienne francophone d'Amnistie internationale est heureuse d'annoncer l'arrivée de sa nouvelle directrice générale Béatrice Vaugrante. Elle prend la relève de Michel Frenette qui prend sa retraite après avoir tenu la barre de cette ONG durant près de 12 ans. Madame Vaugrante est entrée en fonction cette semaine.

Récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 1977, Amnistie internationale est la plus importante organisation de promotion et de défense des droits humains, avec presque deux millions de membres. La section canadienne francophone dont les bureaux sont à Montréal compte quelques 15 000 membres et militants, ainsi que plusieurs groupes à travers le pays. Pour maintenir son impartialité et son indépendance, Amnistie n'accepte aucun soutien gouvernemental, et dépend donc des dons individuels pour poursuivre son combat pour le respect des droits humains.

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Enfants soldats
Que fait la justice !

Montréal, 4 mai 2009 - Alors que la Cour fédérale a ordonné au gouvernement de Stephen Harper de rapatrier Omar Khadr, un enfant soldat canadien détenu à Guantanamo depuis sept ans, Amnistie internationale Canada francophone lance une vaste campagne sur les enfants soldats, jeudi 7 mai, par une opération de camelot militant à Montréal et dans plusieurs autres villes du Québec.

" Le recrutement des enfants pour en faire des soldats est inconcevable. Pourtant cette situation perdure même s'il existe maintenant des outils importants pour protéger les enfants du recrutement forcé et pour que justice soit faite", rappelle Béatrice Vaugrante, directrice générale d'AICF, "Avec cette campagne, nous mettons l'accent sur la trop grande immunité de ceux qui recrutent encore aujourd'hui, sur au moins trois continents, des enfants soldats. L'impunité nourrit la violence, ne laissons pas notre indifférence l'abreuver en plus."

Grâce à la complicité de Lyne Lefebvre et André Marois, qui une fois de plus ont mis bénévolement leur talent créatif au service d'Amnistie internationale, le matériel de campagne percutant fait ressortir le caractère criminel du recrutement des enfants. Affichage sauvage, tabloïd SOS crime, publisac, distribution de cartes postales d'action La guerre n'est pas un jeu, pages dédiées sur amnistie.ca/enfants-soldats/, bandeaux web, Amnistie internationale offre au grand public des propositions concrètes d'action et l'invite à inscrire sur son site WEB des cris du cœur dénonçant ce crime de guerre.

Il y aurait plus de 250 000 filles et garçons impliqués dans les conflits armés. D'une part, la misère, la vengeance ou la violence poussent des enfants à s'enrôler volontairement. D'autre part, il y a trop peu de procès ayant mis en cause les responsables, ceux qui recrutent et utilisent des enfants comme soldats. L'automne dernier, Amnistie publiait un rapport sur la République démocratique du Congo qui établissait que pour deux enfants soldats démobilisés, cinq étaient recrutés !

Chanson, théâtre, cinéma

Des partenaires de plusieurs disciplines artistiques appuient la campagne. L'artiste émergent Olivier Novembre a offert sa chanson intitulée L'Enfant-soldat comme thème pour la nouvelle campagne. Cette chanson sera bientôt mise en vente en ligne et tous les profits seront versés à l'organisme. La chanson sera disponible sous peu sur www.deca3.com.

Le Théâtre d'aujourd'hui a présenté du 31 mars au 25 avril " Le bruit des os qui craquent " une pièce de Suzanne Lebeau. " Cette pièce est poignante, mais combien révélatrice du traumatisme vécu par ces enfants devenus soldats et qui cherchent à s'en sortir. Merci à Suzanne Lebeau et au Théâtre d'avoir proposé aux spectateurs d'agir. ", souligne Béatrice Vaugrante qui se réjouit des autres partenariats - Festival des films sur les droits de la personne de Montréal, Vues d'Afrique - qui grâce aux films " Kassim the dream " et " Johnny Mad Dog "ont permis de sensibiliser le public à la réalité des enfants soldats.

Ces complicités artistiques ont permis la distribution de dizaines de milliers de cartes adressées au secrétaire général des Nations Unies et demandant que plus d'efforts soient déployés par les forces de paix pour mettre fin à l'impunité des recruteurs.

Le 17 juin, au Lionceau à Montréal, le secrétaire général d'Amnistie internationale Canada anglophone, Alex Neve de retour d'une mission au Tchad présentera son témoignage. Nous annoncerons à cette occasion le nombre de cartes postales signées que nous enverrons à New-York, au secrétaire général Ban Ki Moon.

" Plusieurs organisations non-gouvernementales travaillent à faire connaître la situation des enfants soldats, et nous saluons l'apport précieux du BIDE (Bureau international des droits des enfants) dans l'élaboration de cette campagne " conclue Béatrice Vaugrante. " Nous espérons qu'avec l'implication des milliers de sympathisants d'Amnistie, nous ferons en sorte que plus personne ne pourra forcer un petit garçon de 8 ans, ou une jeune fille de 12 ans à devenir une machine à tuer. Nous lançons un appel urgent, l'ONU saura que cela nous révolte et qu'il doit agir.. "

Pour tous les détails de cette campagne : amnistie.ca/enfants

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Le comédien Paul Ahmarani, porte-parole de la campagne d'Amnistie internationale sur la traite des femmes. www.amnistie.qc.ca

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Amnistie internationale est fière de s'associer à Alliance Atlantis Vivafilm pour vous inviter au visionnement de presse de The road to Guantanamo.

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China Keitetsi témoigne à Montréal.

Enrôlée à l'âge de 9 ans, China Keitetsi, une ancienne fille soldat de l'Ouganda, se bat aujourd'hui pour lutter contre le recrutement des enfants dans les conflits armés. A l'occasion du lancement de la campagne d'Amnistie internationale " filles soldats_ filles soldées ", la porte parole des enfants soldats donnera une conférence de presse le jeudi 29 septembre, à 10h00, au Centre St-Pierre, appuyée de Mélanie Bizet, responsable des campagnes pour la section canadienne francophone d'Amnistie
internationale, d'Ariane Brunet, coordonnatrice, droits des femmes, à Droits et Démocratie, et des concepteurs du matériel de campagne, André Marois et Lyne Lefebvre
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Enlevés sur le chemin de l'école ou encore engagés volontairement pour trouver de quoi manger ou survivre dans des pays ravagés par la guerre et la peur, des garçons mais aussi - fait souvent oublié - des jeunes filles, combattent aujourd'hui dans plus de 30 pays, malgré les engagements pris par
les États sur la scène internationale. La campagne filles soldats_ filles soldées dénonce le recrutement et l'utilisation des enfants soldats en mettant un accent particulier sur les filles.

Conférence de presse

Jeudi 29 septembre à 10H00

Au Centre Saint Pierre, salle 201

1212, rue Panet, Montréal

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Pour lire l'entrevue de François Duchesnay, cliquez ici.

NIGÉRIA
La condamnation à mort d'Amina Lawal est enfin annulée, mais des interrogations subsistent quant au caractère discriminatoire de la législation
Index AI : AFR 44/032/2003
ÉFAI
Jeudi 25 septembre 2003

Amnesty International salue la décision rendue aujourd'hui, jeudi 25 septembre 2003, par la Cour d'appel islamique de l'État de Katsina, dans le nord du Nigéria. Elle annule la condamnation à mort par lapidation d'Amina Lawal, qui avait été prononcée par la Cour islamique de Bakori, dans l'État de Katsina, le 22 mars 2002.

Selon son avocat, Amina Lawal a été libérée au motif que ni sa condamnation ni ses " aveux " n'étaient juridiquement recevables. En conséquence, aucune infraction en tant que telle n'a été établie.
" Dès le départ, l'affaire d'Amina Lawal n'aurait pas dû être portée devant un tribunal. Personne ne devrait jamais avoir à traverser une telle épreuve ", a indiqué Amnesty International.
En outre, l'organisation de défense des droits humains se félicite de la position adoptée par les associations de défense des femmes : elles se sont mobilisées avant le jugement rendu aujourd'hui pour condamner l'état d'esprit empreint de préjugés sexistes qui influence les décisions de certains tribunaux islamiques au Nigéria.

Si la condamnation d'Amina Lawal a été annulée, un recours formé dans le cadre d'un autre procès, qui porte sur la condamnation à mort de Fatima Usman et Ahmadu Ibrahim, est toujours en instance de jugement devant une Cour d'appel islamique de Minna, dans l'État du Niger. Cela montre qu'il faut poursuivre le travail en faveur des femmes et des hommes qui exercent leur droit à la liberté d'expression et d'association, leur droit de vivre libre de toute discrimination et leur droit au respect de la vie privée.

" Violation suprême du droit à la vie, la peine capitale constitue aussi en toutes circonstances un châtiment cruel, inhumain et dégradant. Amnesty International invite le gouvernement nigérian et la société civile à saisir cette occasion de débattre d'un problème ayant engendré pour nombre de citoyens bien des souffrances et des préjudices inutiles ", a ajouté l'organisation.
Le gouvernement fédéral du Nigéria doit prendre des mesures visant à abolir la peine de mort. Il doit également modifier tous les textes législatifs qui prévoient la peine capitale et des châtiments cruels, inhumains et dégradants, dans l'ensemble de la législation nigériane, y compris au niveau des dispositions pénales se fondant sur la charia (loi islamique).

Amnesty International rappelle que des châtiments tels que la lapidation, la flagellation et l'amputation - inscrits dans le nouveau Code pénal - sont considérés comme des traitements cruels, inhumains et dégradants au titre des normes internationales relatives aux droits humains. Ces châtiments sont totalement incompatibles avec la Convention contre la torture, que la République fédérale du Nigéria a ratifiée en juin 2001.

En vertu des normes internationales actuelles relatives aux droits humains, les rapports sexuels en dehors du mariage entre adultes consentants ne constituent pas une infraction prévue par la loi. Le Comité des droits de l'homme a d'ailleurs fait valoir : " [I]l est incontestable que les rapports sexuels privés entre adultes consentants relèvent du concept de la " vie privée ". " Inculper et incarcérer des femmes en raison de leurs relations sexuelles bafoue leur droit à la liberté d'expression et d'association, leur droit de vivre libre de toute discrimination et leur droit au respect de la vie privée.
L'organisation de défense des droits humains poursuit sa campagne en faveur de l'abolition de toutes les lois discriminatoires et s'oppose à la criminalisation des rapports sexuels privés entre adultes consentants, ainsi qu'à toute incarcération fondée sur cet unique motif.

Contexte
En mars 2002, Amina Lawal a été reconnue coupable par un tribunal islamique d'avoir porté un enfant hors mariage. Selon le nouveau Code pénal islamique, qui est appliqué dans plusieurs États du nord du Nigéria depuis 1999, cette accusation était suffisante pour la reconnaître coupable du crime d'adultère, tel qu'il est défini par les nouveaux textes législatifs de l'État de Katsina, et la convoquer devant un tribunal islamique, afin qu'elle réponde de ce " crime " désormais obligatoirement puni de la mort par lapidation. Le procès en appel d'Amina Lawal a été ajourné à plusieurs reprises avant cette dernière audience.

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org

Toutes les informations de la campagne " Imagine " se retrouvent sur le site d'Amnistie internationale : www.amnistie.qc.ca

" Imagine un monde où les droits de tous sont respectés. Construis-le avec nous. " - Ima

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