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Bienvenue sur la page exclusive d'Andrée Ferretti Parole libre !
Batailleurs de rue et larrons en foire Andrée Ferretti, Parce qu'il se prétend souverainiste, heureusement qu'il ne s'est jamais réclamé du titre d'indépendantiste, l'éloge de Jacques Hébert par Claude Jasmin me donne la nausée. Responsable du financement du journal l'Indépendance,
j'avais demandé un rendez-vous à l'éditeur de Pourquoi
je suis séparatiste de Marcel Chaput. Croyant à l'honnêteté
intellectuelle de ce monsieur, je n'avais pas pensé qu'il n'avait
publié cet ouvrage qu'aux seules fins de faire un coup d'argent.
Or, il s'agissait bien de cela. Bien qu'il en connaisse le motif, soit d'obtenir qu'il participe au financement du journal du RIN, il m'accorda le rendez-vous sollicité. Policier dans l'âme, il m'avait laissé lui exposer mes convictions, avant de me refuser sa contribution, en ces mots : " Si jamais le Québec devient un pays indépendant, je le quitterai pour toujours avec ma femme et mes enfants ". Il n'eut pas à le faire, pouvant compter sur les
pouvoirs de répression de son ami Pierre-Elliot Trudeau, servant
en revanche de paravent démocratique à ce dernier. Ainsi,
lors des événements d'octobre 1970, il présida une
Commission chargée d'enquêter sur les conditions de détention
des prisonniers encore incarcérés après plus de 21
jours de la Proclamation des mesures de guerre. C'est ainsi que je vis
surgir le petit homme dans ma cellule. Je dois reconnaître que sa visite nous a valu, à moi et à mes compagnes des cellules voisines, le droit à la cantine, à la brosse à dents, à la douche quotidienne et, développement en tout temps du commerce, aux livres. Oui, Claude Jasmin, Jacques Hébert était
un batailleur. Il n'a jamais cessé de diriger ses attaques contre
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