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Marie
Curie
" La révélation d'une vie " Prix Nobel de physique en 1903
Encyclopédie Encarta
Varsovie, 7 novembre 1867. La Pologne est sous la domination Russe. Ses parents sont de modestes enseignants. Lorsque sa mère meurt de la tuberculose, Marie à 4 ans. La science prendra la place du sacré dans sa vie. Sa famille est pauvre, la Pologne est occupée et l'université est interdite aux femmes. Elle imagine alors un pacte avec sa sur Bronia, de 2 ans son aînée. Marie travaillera comme préceptrice pour financer les études de Bronia à Paris. Puis elle la rejoindra et Bronia lui aidera à faire les siennes. En attendant, elle milite pour l'indépendance de la Pologne. Elle enseigne dans une université clandestine qui forme les jeunes à la science mais aussi à l'histoire et à la culture de leur pays. Lorsque Bronia fini sa médecine, Marie a 24 ans. Elle peut enfin venir à Paris et réaliser son rêve le plus cher : étudier les mathématiques et la physique à la Sorbonne. Ce temple de la connaissance est essentiellement réservé aux hommes à l'époque. C'est la qu'elle rencontre Pierre Curie, 3 ans plus tard, chez un ami physicien. Pierre est un physicien de 35 ans et a déjà fait des découvertes dans le domaine des cristaux et du magnétisme. " Il y avait entre sa conception des choses et la mienne, malgré la différence de nos pays d'origine, une parenté surprenante, attribuable sans doute à une certaine analogie dans l'atmosphère morale dans laquelle chacun avait grandit dans sa famille ". Elle lui apparaît comme la compagne idéale qui saura partager sa passion. Mais Marie hésite à l'épouser car cela l'obligera à renoncer à sa famille, à la lutte contre l'oppression de la Pologne. Pierre la convaincra grâce à leur rêve patriotique, humanitaire et scientifique. Ils se marient en 1895. Ils mènent une existence frugale sur le travail de Pierre. Marie prépare l'agrégation en vue d'un poste d'enseignement. À l'époque où ils commencent leurs recherches communes, le télégraphe, le téléphone, le phonographe, la lampe à incandescence, le microphone, la dynamo et l'avion existe déjà. Septembre 1897, leur premier enfant, Irène, vient au monde. Aussitôt rétabli de son accouchement, Marie cherche un sujet de thèse de doctorat. Leur attention est attirée par un phénomène curieux découvert en 1896 par Henry Becquerel : l'uranium. Marie entreprend des recherches sur la rétroactivité. Mais où faire ses expériences ? Le directeur de chimie et de physique où Pierre enseigne, lui permet d'utiliser un atelier vitré situé au rez-de-chaussée, servant de magasin et de salle des machines. Il fait une chaleur torride en été et en hiver c'est à peine chauffé. Dans son carnet noir de laboratoire, et d'autres diront sur un tableau noir avec une craie, elle écrit toutes ses notes. " Température dans le cylindre 6 degrés 25 !!!!!!". Les 6 points d'exclamations indiquent que c'est aussi la température du hangar. Au début de janvier 1898, les Curie mettent au point un dispositif de mesure de rayonnement. L'installation se compose d'électromètre et d'une chambre d'ionisation. Marie constate alors que le thorium émet un rayonnement analogue à celui du plutonium. Vivement intéressé aux recherches de Marie, Pierre abandonne ses recherches sur les cristaux. Provisoirement, pensait-il. Il se joint à Marie pour ses travaux de recherches. Ils en mesurent la radio activité. Ils découvrent deux radios éléments beaucoup plus actifs que l'uranium : le polonium et le radium. On est à la fin de l'année 1898. Des savants se passionnent pour cette intrigante propriété et Marie Curie lui donne le nom de radio activité. Mais il lui faut encore réussir à extraire du radium pur pour convaincre les chimistes qu'il s'agit bien d'un élément nouveau. L'école de chimie-physique leur prêtre un hangar désaffecté pour traiter les résidus de pechblende que les mines de Bohême ont acceptés de leur céder à bas prix. Un poêle, un toit en mauvais état, un sol bitumé, pas de ventilateur pour les gaz toxiques, ils doivent ouvrir les fenêtres beau temps mauvais temps pour faire aérer la pièce. Ils se partagent le travail. Marie s'attelle à la préparation du radium pur. Tandis que Pierre étudie les rayonnements des produits de plus en plus actifs qu'elle obtient. Elle passe la journée entière à brasser une masse en pleine ébullition. Un travail très éreintant. Leur santé est affectée. Mais ils ne savent pas que les substances sont aussi la cause de leur extrême lassitude. Pierre commence à avoir des douleurs dans les jambes. Marie a les extrémités des doigts brûlés et souffre d'anémie. L'année 1890, l'exposition universelle célèbre à Paris l'art et la technologie. Pour les scientifiques qui participent au congrès international, c'est la radio activité qui est à l'honneur. Pour la première fois, les Curie exposent le fruit de leur découverte devant les plus illustres savants du monde. Le journal français " Le Petit Parisien " parle d'eux en première page. Marie émet alors l'hypothèse que ces rayons mystérieux proviendraient de l'intérieur de l'atome. Une hypothèse révolutionnaire. L'atome est alors considéré comme la première brique indivisible de la matière. C'est Lord Ernest Rutherford, un scientifique d'origine néo-zélandaise, qui avec Sir Frederick Soddy, mettra en évidence la nature de la radio activité et confirmera l'hypothèse de Marie en 1902. L'uranium (U) devient torium (Th), qui devient du radium (Ra), qui devient du radon (Rn), qui devient Polonium (Po) qui devient finalement du plomb qui est stable. Avec Rutherford et les Curie, un nouveau champ de recherche est né : la physique nucléaire. Sans véritable laboratoire, et avec peu de moyen, il faudra 4 ans à Marie pour obtenir du radium et pouvoir en définir le poids atomique. Dans son cahier noir elle écrira : Ra = 225,3. La radio activité du radium est un million et demi plus grand que celle de l'uranium. Pierre en expérimente les effets physiologiques en irradiant un de ses bras. La peau est brûlée mais se régénère. Il alerte alors les médecins de l'hôpital St-Louis qui testent les effets du radium sur les cellules cancéreuses. Elles sont détruites. Lorsque l'épiderme se reforme, il est sain. C'est le début d'une thérapeutique : la Curie thérapie. Des industriels veulent exploiter le radium. Mais les Curie se refusent à en déposer le brevet considérant que les découvertes fondamentales appartiennent à tous. En 1903, Pierre et Marie Curie reçoivent le prix Nobel avec Henry Becquerel pour la découverte de la radio activité et des rayonnements. Pierre a dû insister auprès du comité de sélection pour que Marie puisse partager le prix avec lui. Aucune femme n'avait encore reçu cette distinction. Les Curie deviennent un couple emblématique universellement reconnu. La même année, Marie soutien sa thèse de doctorat à la Sorbonne. Une institution éminemment masculine. Elle détient le titre de Docteur es physique avec les félicitations du jury. Pierre est élu à l'Académie des sciences. Il devient professeur à la Sorbonne en 1904. Cette année là, ils ont une deuxième fille, Ève. Contrairement à sa sur Irène, elle ne se passionnera pas pour les sciences. Elle deviendra pianiste et écrivain. À cette époque, la radio activité commence à atteindre l'énergie vitale des Curie. Certains de leurs collaborateurs souffrent déjà de leucémie. Mais Pierre et Marie hésite encore à admettre les dangers du radium. En 1906, Pierre meurt frappé par une voiture de charge tirée par des chevaux. Marie a 38 ans. Le choc est brutal. Marie abandonne pendant quelques temps le laboratoire. Moins d'un mois après le drame, elle reprend la chair de physique de Pierre à la Sorbonne. Elle recevra le Nobel une seconde fois en 1911, en chimie cette fois, et sans partage, pour avoir isolé le radium et déterminé son poids atomique. 1914, déclaration de guerre. Un problème préoccupe les médecins. Seuls les grands hôpitaux sont équipés d'appareils à rayon X. Mais on a besoin de ses rayons sur le front pour repérer les balles et les éclats d'obus chez les blessés. C'est Marie qui trouve la solution. Elle constitue une flotte de voiture munis d'appareils à rayon X. Elle utilise également le radon, le gaz est mis spontanément par l'uranium pour cicatriser les blessures. Sa fille, Irène alors âgée de 17 ans, la rejoint et devient son assistante. Les vingtaines de voitures de service radiologique qu'elles réussissent à créer réaliseront plusieurs millions de radiographie. Les poilus appellent alors avec affection ses voitures les petites Curie. Une complicité particulière se développe entre Irène et Marie. Elles ne sont plus mère et fille mais de vrai collègues acharnées au travail. Armistice est annoncé le 11 novembre. La fin de la guerre de 1914, marque aussi la fabrication industrielle du radium pour le traitement du cancer et de d'autres applications. Tandis que les médecins en font leur outil privilégié pour soigner des cancers, des charlatans lui attribuent d'autres vertus. Lotion et crème de beauté rayonnante, tel que la crème et la poudre Tho-radia embellissantes parce que curatives à base de thorium et de radium selon la formule du docteur Alfred Curie font fureur. Jusqu'au jour où le remède miracle révèlera ses dangers. (Institut du radium de l'Université de Paris et fondation Curie). À partir de 1918, Marie se consacre au fonctionnement de l'institut du radium. Un lieu qui permettra à des jeunes chercheurs de tous les pays de se consacrer à l'étude de la radio activité. Elle a 51 ans et dispose enfin d'un grand laboratoire. En 1920, Irène passe sa licence en mathématiques, en physique et en chimie. Et sa mère, dont elle suit les cours en Sorbonne, l'engage comme préparatrice à l'institut de du radium. Lorsque Irène obtient son doctorat en 1925, Marie organise une fête à l'atelier. On boit le thé dans des verres de laboratoire, et on se sert de pipette en guise de cuillère. En 1924, un jeune diplômé de l'école de physique-chimie, Frédéric Joliot, à été engagé comme préparateur à l'institut du radium. C'est un homme gai et passionné. Irène, de trois ans son aînée, le guide dans l'acquisition des techniques nécessaires. Ils ont la même patience, la même ténacité aux labeurs. Ils partagent aussi le même respect pour les grandes luttes en faveur de la liberté et de la justice sociale. Comme Pierre et Marie Curie, ils formeront un couple uni par la science, et auront également deux enfants. Leurs recherches communes les conduisent à participer à la découverte des neutrons qui avec les protons constitue le noyau des atomes. En janvier 1934, ils font une découverte majeure. À l'annonce de la nouvelle, Marie se précipite au laboratoire. Elle tient le radio élément artificiel de ses doigts brûlés devant le compteur Geiger. Irène et Frédéric Joliot-Curie reçoivent le prix Nobel en 1935 pour la découverte de la radio activité artificiel. On produit aujourd'hui artificiellement plus de deux éléments radioactifs dont le cobalt qui sert pour la thérapie du cancer. Marie, hélas, n'assistera pas à la consécration de sa fille Irène. Elle est morte en 1934 d'une leucémie à cause d'une trop grande exposition aux radiations et au rayon X. Elle avait 67 ans. Il n'y eu ni prêtre ni prière à son enterrement à Sault. Son cercueil fut placé sur celui de Pierre. Sa famille venue de Varsovie, jeta dessus une poignée de terre de Pologne. Épitaphe (Madame CURIE née Sophie Claire DEPOULLY 1832 -
1897) En 1936, Irène accepte le poste de sous secrétaire d'état à la recherche scientifique du gouvernement Léon Blum pour trois mois. Elle affirmer ainsi que les femmes peuvent entrées en politique et acquérir le droit de vote. (Juliot Curie et la radioactivité CEA 1953.) En 1937, elle devient professeure à la faculté des sciences, et Frédéric au collège de France. Dans son nouveau laboratoire de chimie nucléaire, il construit le premier accélérateur de particules d'Europe. Irène commence à avoir de troubles de santé. Mais les expériences continuent. Elle se demande pourquoi lorsqu'elle bombarde de l'uranium avec des neutrons, elle trouve du lanthane et du baryum. En décembre 1938, des savants allemands et autrichiens apportent la réponse. Le noyau d'uranium s'est fissionné. Sous l'effet du bombardement par les neutrons, le noyau se trouve à avoir trop d'énergie pour rester stable. Pour se débarrasser de ce surplus, il casse en deux en libérant des neutrons. En se divisant, il donne du lanthane et du baryum. Plusieurs neutrons libérés par fission peuvent provoquer d'autres fissions qui elles-mêmes vont libérer d'autres neutrons et ainsi de suite. De telles réactions en chaîne produisent de grandes quantités d'énergie. En avril 1939, Frédéric Joliot Curie annonce l'existence de réaction en chaîne. Les médias s'emparent de l'affaire et on parle déjà d'énergie à bon marché et de bombe dévastatrice. Mais à partir de septembre 1939, craignant qu'Adolph Hitler ne s'empare de cette découverte, Joliot et son équipe cesse de publier. L'hiver suivant, Joliot convainc Raoul Dautri, le ministre de l'armement, de dépêcher une mission secrète à Oslo pour devancer les Allemands dans l'achat de toute la production d'eau lourde. De l'eau dans laquelle on a remplacé l'hydrogène par du deutérium et qui permet de contrôler les réactions en chaîne. La mission est réussie et la Norvège cède l'eau lourde aux Français. Joliot et son équipe préparent activement l'expérience qui doit qui aboutire à une première réaction en chaîne. Cependant, devant l'avancée des troupes allemandes, Dautri décide de caché tout le stock d'uranium au Maroc. Et les collègues de Joliot, convoie l'eau lourde à Londres en juin 1940. Le principe des réacteurs nucléaires est déposé à l'Académie des sciences dans une enveloppe scellée qui ne sera ouverte qu'en 1949. (La bataille de l'eau lourde, Jean Dreville, 1948, OB Invest.) Mai 1942, de l'autre côté de l'atlantique, une équipe américaine réalise la première pile atomique. Grâce à un effort de guerre inouïe, les savants américains vont ensuite réussir à fabriquer la bombe atomique qui sera prête en 1945. Joliot, resté en France, rejoint la résistance. En réaction à l'exécution de certains de ces amis, il entre au parti communiste. À la libération, il sera décoré de la Légion d'honneur et de la croix de guerre. Il deviendra le directeur du CNRS. Il est membre de l'Académie des sciences depuis 1943. Enfin, il est nommé haut commissaire à l'énergie atomique. Le 15 décembre 1948, à 12 h 12, la première pile atomique française nommée Zoé se mis à fonctionner. C'est le premier pas vers la production nucléaire en France. En 1950, sous la pression des américains, Frédéric Joliot est relevé de ses fonctions de haut commissaire à l'énergie atomique pour son appartenance au parti communiste. On est en pleine guerre froide. Frédéric et Irène consacrent les dernières années de leur vie au développement de leur laboratoire et à la défense de la paix. Comme Marie Curie, Irène moura de leucémie en 1956. Et Frédéric Joliot une maladie probablement reliée au rayonnement en 1958. Pierre et Marie Curie. Irène et Frédéric Joliot Curie ont dédié leur vie à la science dans une attitude de désintéressement. Leurs découvertes ont révélé l'existence d'un monde infiniment petit et ont servi tous les domaines scientifiques. L'étude de la transmutation des radios éléments, à permis de chiffrer l'âge de la terre à 4,5 milliards d'années et décrire l'histoire de l'univers des étoiles et des galaxies. L'infiniment petit nous ouvres donc porte de l'infiniment grand. Sources : Ø Encyclopédie Encarta Ø La Cinquième vous a présenté Un immense merci à Monsieur Cheridan de Télé-Québec pour son appui. Hommages à Marie et Pierre Curie Timbres Afghanistan : Pierre et Marie Curie découvrent
le radium nov. 1898 Dollars Rep. De CVBA correos CTVS : Pedro y Maria Curie descubridores
des radium nov. 1898 Films : La Saga des Nobel : La tribu Curie, 1 octobre
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