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Musée national des beaux-arts du Québec
Femmes artistes Du 7 mai au 16 août
2009 Afin de souligner son entrée en fonction à la direction générale du Musée, Esther Trépanier a souhaité célébrer le travail que les femmes artistes du Québec ont effectué au cours du XXe siècle pour conquérir leur place et être reconnues dans le monde des arts visuels. Le Musée national des beaux-arts du Québec vous invite à la visite de presse de cette exposition « toute féminine ». Au total, 50 artistes sont exposées, dont Marcelle Ferron, Jeanne Rhéaume, Françoise Sullivan, Lilias Torrance Newton, Agnès Lefort et Suzanne Duquet.
Québec, le mercredi 6 mai 2009 ¤
Elles ont posé un regard intimiste sur les personnes et sur les
lieux qui les entouraient. Elles ont peint la ville et la vie contemporaine.
Assoiffées dexpérimentation, elles ont pris place
parmi les chefs de file de lart moderne au Québec. Pour souligner
son entrée en fonction à la direction générale
du Musée, Esther Trépanier a souhaité célébrer
le travail que les femmes artistes du Québec ont effectué
au cours du XXe siècle pour conquérir leur place et être
reconnues dans le monde des arts visuels. La collection du MNBAQ est riche
de plus de 2 600 oeuvres réalisées par des femmes. Une sélection
effectuée parmi celles-ci donnera lieu à deux expositions.
La première, inaugurée aujourdhui, est de caractère
plus historique. Elle examine la contribution particulière des
femmes à la redéfinition dun art figuratif moderne
sur la scène artistique québécoise et canadienne
dans la première moitié du XXe siècle, pour ensuite
se pencher sur lapport des femmes aux premières avant-gardes
abstraites des années 1950 et 1960. Au total, 50 artistes
DE LA DILETTANTE À LA PROFESSIONNELLE Même si au Canada le statut dartiste
professionnelle fut pratiquement refusé aux femmes jusquau
début du XXe siècle, linitiation au dessin et à
laquarelle faisait partie de léducation des jeunes
filles de bonne famille. Cela permit léclosion de nombre
de dilettantes douées qui pouvaient exposer leurs oeuvres dans
des cercles comme la Womens Art Society. Les artistes du XIXe siècle
dont les oeuvres ont été choisies pour cette exposition
sont pour la plupart dorigine britannique. Filles ou épouses
dartistes, comme Georgia M. de LAubinière, ou encore
dofficiers britanniques, comme Amelia Frederica Dyneley, elles nous
ont laissé des témoignages de leurs séjours au Québec.
Dautres, comme Edith Hemming, saffirment déjà
dans des pratiques professionnelles. Dabord
LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET LES GROUPEMENTS DARTISTES Laccès à une formation
artistique spécialisée, à lÉcole dart
de lArt Association of Montreal dès les LEXPOSITION FÉMINA En 1947, le Musée de la province de
Québec (maintenant MNBAQ) est le premier établissement muséal
au Québec à organiser une exposition dartistes professionnelles
qui sidentifie nommément LA FIGURE HUMAINE Au Québec comme ailleurs au Canada, le paysage est le sujet de prédilection des premières expérimentations modernes masculines. En dehors du portrait de commande ou des personnages archétypaux du terroir, la figure humaine demeure un sujet relativement secondaire. À lopposé, le travail de plusieurs femmes se singularise par un intérêt plus soutenu pour le sujet humain. Au début du XXe siècle, les Helen McNicoll ou Gertrude Des Clayes sinscrivent dans la foulée de limpressionnisme des Berthe Morisot ou Mary Cassatt chez qui les représentations de femmes et denfants abondent. Durant lentre-deuxguerres, les influences de Cézanne et de Matisse deviennent plus manifestes tant dans lutilisation de la couleur que dans la construction des volumes, notamment chez les femmes du Groupe de Beaver Hall, dont Emily Coonan, Mabel May et Lilias Torrance Newton. Autre caractéristique de cette période : les portraits denfants perdent leur joliesse; leurs regards se font plus durs, plus résolus. Les artistes francophones ne sont pas en reste : leurs oeuvres des années 1940 témoignent également dune sensibilité aux tendances modernes internationales.
Bien que lhistoire ait surtout retenu
les noms des grands chefs de file masculins du mouvement automatiste,
la présence de nombreuses signataires féminines du Refus
global atteste limportance accrue des femmes au sein des mouvements
avantgardistes. Celles qui sont liées au domaine des arts visuels
contribueront de diverses manières à léclatement
des frontières artistiques. Ainsi Marcelle Ferron, peintre reconnue,
sinscrira aussi dans une démarche dintégration
des arts à larchitecture
LABSTRACTION Au Québec, la décennie 1955-1965
marque la coexistence de deux grands courants abstraits, le postautomatisme
et le mouvement plasticien. Si labstraction géométrique
des plasticiens est essentiellement identifiée à des peintres
masculins, les femmes associées au postautomatisme vont bénéficier
dune grande reconnaissance. La critique dart de leur temps
loue le « courage », « lassurance », la
« détermination », voire la « virilité
» de ces femmes, tout en soulignant à loccasion ladéquation
quil y aurait entre lexpression postautomatiste, plus «
gestuelle», et la nature « féminine » soi-disant
plus « émotive » et plus « instinctive ».
SUZANNE RIVARD, FEMME ASSISE, 1955. HUILE SUR CARTON, 76,2 X101,7 CM.
COLL. MNBAQ / MARCELLE FERRON, RACINES QUI VOIENT MES AÏEUX, 1948
(DATÉ DE FAÇON ERRONÉE 1952). HUILE SUR TOILE MAROUFLÉE
SUR CONTREPLAQUÉ, 62,4 X 73,5 CM. COLL.MNBAQ / RITA LETENDRE, ESPACE,
1967. ACRYLIQUE SUR TOILE, 127 X 183 CM. COLL. MNBAQ, DON ANONYME. RESTAURATION
EFFECTUÉE PAR LE CENTRE DE CONSERVATION DU QUÉBEC. Bien
quaucune femme ne compte parmi le groupe des plasticiens, quelques-unes
vont tout de même se tourner vers labstraction géométrique.
Parmi ces rares artistes, Marian Dale Scott et Rita Letendre. Le dynamisme
de la composition et la rythmique diagonale des aplats chromatiques confèrent
à leurs oeuvres une expressivité qui ne se retrouve pas
toujours dans le travail de leurs collègues masculins, ouvent plus
puristes. Et plusieurs belles découvertes ! ***** LE 27e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART Québec, le jeudi 30 avril 2009 ¤ Cette année encore, pour le plus grand plaisir des cinéphiles, le Musée national des beaux-arts du Québec présente les films primés de la dernière édition du Festival international du film sur l'art (FIFA). Afin de préparer le public aux projections prévues du 14 au 17 mai prochain, le Musée propose une conférence offerte par René Rozon, directeur et fondateur du FIFA. Conférence : Les lauréats du FIFA 2009 Mercredi 7 mai, 19 h 30 Le Musée présente dix projections de films
provenant de différents pays tels la Pologne, la Norvège,
le Canada, la France et la Belgique, tous ayant remporté un prix
pour leur Du 14 au 17 mai / Auditorium Samedi 16 mai 13 h 30 // KARSH IS HISTORY Dimanche 17 mai 16 h // PEEPSHOW Pour plus dinformations sur les films primés, consultez le site du FIFA : www.artfifa.com *****
FAIRE DU TEMPS
Au Musée national des beaux-arts du Québec, du 24 avril au 15 juin 2008 Québec, le 23 avril 2008 Nous sommes assaillis par quelque 60 000 pensées par jour. C'est sur cette matière que nous forgeons notre monde intérieur, que nous construisons les murs de notre propre prison. Mais comment passer de la « prison intérieure » à « latelier intérieur »? Présentée dans le bloc cellulaire du pavillon Charles-Baillairgé (ancienne prison de Québec aujourdhui intégrée au Musée national des beaux-arts du Québec), laction participative Faire du temps, de lartiste montréalaise Sylvie Cotton, explore les notions denfermement et disolement suggérées par ce lieu carcéral. Une façon originale dobserver à la loupe les pensées intérieures, celles qui comme la peur, lespoir, linquiétude, le doute et la projection nous confinent dans des vues parfois étroites. Dici au 15 juin prochain, lartiste convie le public à venir faire du temps en sa compagnie au cur dune cellule quelle a aménagée pour loccasion. Les personnes désirant faire retraite avec elle, lespace dune heure, pourront prendre rendez-vous à ladresse suivante : fairedutemps@mnba.qc.ca. Il est également possible pour le visiteur de faire lexpérience dune retraite en solitaire pendant labsence de lartiste. Invitant tout à la fois à la rencontre de lautre et de la retraite en soi, laction proposée par Sylvie Cotton sinscrit dans le cadre de la Manif dart 4, événement biennal voué à la promotion et à la diffusion des arts actuels sur le territoire de la ville de Québec, dont le thème est cette année TOI / YOU rencontres, leurres et déchirures. Une exposition présentée avec la collaboration de Rio Tinto Alcan. La nature de lexposition L'analogie apparaît aussitôt entre le prisonnier et le retraitant, entre le repentant et le méditant, entre le bagnard et la moniale. Chacun habite sa cellule, généralement en silence, l'un reclus par la force, l'autre par la forme. L'un par la punition, l'autre par la dévotion. Qu'est-ce qui les différencie?, interroge lartiste. Il nest en effet nul besoin d'être physiquement emprisonné pour sentir parfois l'exiguïté de notre monde intérieur, ni d'être libre pour, au contraire, jouir de la vastitude de son royaume. Cherchant à explorer ce qui peut advenir quand lisolement se sublime en retraite intérieure, lartiste se fera ponctuellement enfermer dans une cellule, seule ou accompagnée, pour y « faire du temps », être simplement là, dessiner, écrire ou échanger. Ainsi partagées entre lexpérience de la solitude et de lêtre-ensemble par laccueil de visiteurs désirant « faire du temps » avec elle, ces sessions de réclusion tiennent lieu de résidence ouverte, une occasion de conscientiser le régime de liberté conditionnelle dans lequel lesprit tend trop souvent à se retrancher. Nathalie de Blois, conservatrice de lart actuel Pour faire du temps en compagnie de Sylvie Cotton
Bio de Sylvie Cotton Combinant différentes approches, son travail sarticule suivant deux axes principaux. Dans ses performances et manuvres, Cotton crée des situations intimes de nature autoréférentielle (celles-ci se déroulent devant lAutre, fait témoin). Dans ses interventions à caractère social, elle interpelle directement des individus ou des groupes dindividus de manière à instaurer une interaction (pratique dordre relationnel). Par exemple, avec le projet Famille Sylvie (2001), réalisé à l'occasion de l'événement Les Commensaux, présenté par le Centre des arts actuels SKOL à Montréal, lartiste cherche par téléphone des femmes portant son prénom. Pendant les six semaines quelle s'occupe à cette tâche, elle trouve 72 « Sylvie » avec qui elle converse spontanément. Certaines viennent la rencontrer à la galerie. Elles formeront temporairement une nouvelle famille par laquelle sont mises en question leurs identités, leurs visions et leurs « habitudes de sylvie ». En ! 2005, dans le cadre de la manifestation TRAFIC Inter/nationale dart actuel en Abitibi-Témiscaminque, Cotton passe 76 heures sans interruption en compagnie d'inconnus qui sont chargés de la mener vers une personne de leur choix après avoir passé au minimum trois heures ensemble. Au retour des ces 3 jours et 3 nuits de déambulation dans l'inconnu, elle dessine de mémoire les trajets parcourus. Depuis 2002, lartiste sest commise dans de nombreuses actions où elle a cherché à « mélanger » le corps d'autres personnes au sien notamment en reproduisant sur sa peau les tatouages de tous les spectateurs d'un festival, en ingurgitant l'eau de lavage des mains du public, ou encore, en copiant sur papier les grains de beauté du visage de tous les gens croisés pendant un événement et en les reportant sur le sien. Autant de situations qui provoquent une rencontre, une conversation, un dessin, une trace. Sylvie Cotton est aussi auteure et commissaire; elle a organisé des événements, dirigé des publications et adhéré à de nombreux organismes artistiques.
***** QUÉBEC,
UNE VILLE ET SES ARTISTES Un ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui se passionnent pour la ville de Québec et son histoire! Québec, le 15 avril 2008 Lexposition Québec, une ville et ses artistes, présentée du 14 février au 27 avril 2008 au Musée national des beaux-arts du Québec, aura jeté un regard éclairant sur la production de 22 artistes en arts visuels ayant entretenu un lien étroit avec la ville de Québec. Le livre dart qui accompagne cette présentation permettra den garder un souvenir impérissable! Éditée par le Musée, sous la direction de M. Denis Castonguay et de M. Yves Lacasse, la publication compte 334 pages et plus de 370 reproductions en couleurs. Le lecteur y retrouvera avec plaisir les magnifiques aquarelles urbaines de Cockburn, les incendies légendaires des quartiers Saint-Roch et Saint-Jean peints par Légaré, les impressionnants portraits de religieuses signés par Antoine Plamondon, les vues panoramiques saisissantes de la ville de Québec réalisées par Krieghoff, et plus encore. Un magnifique catalogue rendu possible grâce à la contribution dun nombre important de collaborateurs, soit une vingtaine dhistoriens de lart (conservateurs de différents musées, universitaires, historiens indépendants, restaurateur). Constitué de 22 essais, tous précédés dune capsule biographique illustrée donnant ainsi un portrait complet des artistes ou des groupes dartistes représentés, louvrage est préfacé par M. Jean Leclerc, président de la Société du 400e anniversaire de Québec, par M. Régis Labeaume, maire de la ville de Québec, et par M. John R. Porter, directeur général du MNBAQ. Il comporte également une introduction et une chronologie signées par M. Yves Lacasse, directeur des collections et de la recherche au MNBAQ et directeur du projet. On doit la conception graphique des plus raffinées, tout à la fois classique et moderne, à Paquebot design. Louvrage est disponible dès maintenant à la Boutique du Musée et dans de nombreuses librairies au coût de 59,95 $. Il sera également en vente au Salon internationale du livre de Québec, du 16 au 20 avril prochain, au kiosque des Publications du Québec. TITRES DES 22 ESSAIS Frère Luc : un peintre récollet à Québec en 1670-1671 ? Marie Lemaire des Anges et son atelier : lart de la broderie des Ursulines de Québec ? Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry : la ville comme totalité au xviiiesiècle ? Pierre-Noël Levasseur : une pièce de mobilier remarquable, le maître-autel de léglise de Sainte-Anne-de-la-Pérade ? François Ranvoyzé : le trésor de LIslet ? François Baillairgé : le détail académique ? Jean-Baptiste Roy-Audy : coiffures et parures ? James Pattison Cockburn : un aquarelliste dans la ville ? Joseph Légaré : drames à Québec ? Antoine Plamondon : un moment de grâce en 1841, trois portraits de religieuses ? Théophile Hamel : retour dEurope en 1846-1847 ? Cornelius Krieghoff : Québec, une question de points de vue ? Atelier de François Gourdeau : ! un ensemble de salon néo-Renaissance exceptionnel ? Jules-Ernest Livernois : le regard moderne dun photographe ? Louis Jobin : trois figures-enseignes dans la ville ? Charles Huot : la peinture dhistoire à lhôtel du Parlement ? Simone Hudon : la célébration du pittoresque urbain ? Robert Blatter : la maison Henri-Bélanger, première résidence Art déco au Québec ? Alfred Pellan : 12 juin 1940, soirée de vernissage au Musée de la province, ou la révolution Pellan ? Jean Paul Lemieux : trois perceptions dune ville ? Marius Plamondon : les verrières de loratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal ? Edmund Alleyn : séjour parisien de 1961 à 1970 ou les fondements dune pratique singulière LISTE DES AUTEURS Mario Béland, conservateur de lart ancien
de 1850 à 1900, Musée national des beaux-arts du Québec
? Paul Bourassa, conservateur aux expositions et responsable du développement
des secteurs architecture, arts décoratifs, design et métiers
dart, Musée national des beaux-arts du Québec ? Denis
Castonguay, conservateur aux expositions, Musée national des beaux-arts
du Québec ? Joanne Chagnon, historienne de lart ? Christine
Cheyrou, directrice-conservatrice, Musée des Ursulines de Québec
? Claire Desmeules, conservatrice, Parcs Canada ? Daniel Drouin, conservateur
de lart ancien avant 1850 et responsable de la collection dart
inuit, Musée national des beaux-arts du Québec ? Michèle
Grandbois, conservatrice de lart moderne (1900 à 1950), Musée
national des beaux-arts du Québec ? Marc Grignon, professeur dhistoire
de lart, Université Laval ? Yves Lacasse, directeur des collections
et de la recherche, Musée national des beaux-arts du Québec
? Laurier Lacroix, professeur dhistoire de lart et de muséologie,
Université du Québec à Montréal ? Pierre Landry,
historien de lart ? Ginette Laroche, historienne de lart ?
Michel Martin, conservateur de lart contemporain (1950 à
2000), Musée national des beaux-arts du Québec ? Line Ouellet,
directrice des expositions et des publications scientifiques, Musée
national des beaux-arts du Québec ? Pierre-Olivier Ouellet, historien
de lart ? Claude Payer, restaurateur et responsable de latelier
des sculptures, Centre de conservation du Québec ? John R. Porter,
directeur général, Musée national des beaux-arts
du Québec ? Zoë Tousignant, historienne de lart ? Paul
Trépanier, historien de lart ? René Villeneuv! e,
conservateur associé de lart canadien ancien et de lorfèvrerie,
Musée des beaux-arts du Canada. ***** Québec, une ville et ses artistes Du 14 février au 27 avril 2008 Une exposition qui rend hommage aux créateurs en arts visuels ayant développé un lien étroit avec la ville de Québec, depuis sa fondation jusquà 1970 Québec, 13 février 2008 Au cours de ses 400 ans dhistoire, la ville de Québec aura vu naître et séjourner en ses murs un nombre impressionnant dartistes. Certains y laisseront leur marque, dautres feront de la capitale leur sujet de prédilection. Réalisée par le Musée national des beaux-arts du Québec à loccasion du 400e anniversaire de la ville et du 75e anniversaire de louverture du Musée, lexposition Québec, une ville et ses artistes rend hommage à 22 artistes en arts visuels ayant un lien étroit avec la capitale, soit parce quils y sont nés, y ont séjourné ou y ont uvré entre 1670 et 1970. Ayant pour fil conducteur la ville de Québec comme territoire dinspiration, la présentation regroupe près de 170 uvres remarquables mises en espace dans trois salles dexpositions. Un parcours éblouissant, qui débute avec le frère Luc un peintre venu de France en 1670-1671 et se termine avec Edmund Alleyn un artiste québécois ayant vécu à Paris dans les années 1960. À caractère identitaire, lexposition met en valeur la riche collection du Musée national des beaux-arts du Québec. Des prêts en provenance de grandes institutions publiques québécoises, canadiennes, états-uniennes et françaises de même que de collectionneurs privés, dont Sa Majesté la reine Élisabeth II complètent la sélection. Qualifiée de véritable « théâtre visuel » par le directeur général du Musée, John R. Porter, la présentation est le reflet de laventure artistique québécoise et de lévolution dune ville sur 300 ans. Un second volet, intitulé Cest arrivé près de chez vous. Lart actuel à Québec, sintéressant à la période contemporaine, suivra en décembre 2008. Présentée par Rio Tinto Alcan, lexposition marque le début des festivités au Musée entou-rant le 400e anniversaire de la ville de Québec. Lart dans la ville Le travail des artistes représentés dans lexposition Québec, une ville et ses artistes est tour à tour abordé en fonction de critères temporels, spatiaux, thématiques ou stylistiques bien précis. Cest à un événement clairement situé dans le temps que se rattache parfois le corpus duvres sélectionnées pour un artiste, pensons à Théophile Hamel et à son retour dEurope en 1846-1847 ou à Alfred Pellan avec son exposition au Musée de la province inaugurée le 12 juin 1940. Cest à partir de lieux hautement symboliques que sont évoquées les carrières de Charles Huot, avec la décoration intérieure de lhôtel du Parlement, et de Marius Plamondon, avec les verrières de loratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal. François Ranvoyzé, à qui lon doit la quasi-totalité du riche trésor dorfèvrerie de léglise de LIslet, constitue un autre exemple de ces artistes de Québec qui ont rayonné bien au-delà des limites de leur ville, longtemps considérée comme le centre artistique le plus dynamique de tout le Canada. Jean-Baptiste Roy-Audy et Louis Jobin sont envisagés, pour leur part, à travers loriginalité dune production qui nest pas sans rappeler lart populaire, dans le domaine du portrait pour le premier et dans celui de la sculpture profane pour le second. Quel contraste avec lacadémisme dun François Baillairgé ou la modernité dun Jules-Ernest Livernois! Lexposition fait bien sûr la part belle à la ville de Québec elle-même, un thème ayant guidé le choix des uvres de 6 des 22 artistes. Au visage enjoué de Québec que présentent les aquarelles de James Pattison Cockburn autour des années 1830 soppose limage tragique quimmortalisent, presque à la même époque, les vues saisissantes de Joseph Légaré. Dans les estampes de Québec quelle réalise vers 1930-1940, Simone Hudon jette pour sa part un regard quelque peu nostalgique sur une ville que tous saccordent à reconnaître parmi les plus belles dAmérique du Nord. Difficile de ne pas être du même avis lorsquon sarrête aux remarquables panoramas de Québec que nous ont laissés Cornelius Krieghoff au milieu du xixe siècle ou Jean Paul Lemieux un siècle plus tard. Liste des artistes représentés et des thématiques abordées Ils sont peintres, sculpteurs, architectes, orfèvres, graveurs, fabricants de mobilier ou vitraillistes. Plusieurs dentre eux sont bien connus du grand public, dautres moins, mais chose certaine ce sont 22 artistes qui ont laissé leur marque dans le domaine des arts visuels à Québec : Frère Luc Un peintre récollet à Québec en 1670-1671 Marie Lemaire des Anges et son atelier Lart de la broderie chez les ursulines Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry La ville comme totalité au xviiie siècle Pierre-Noël Levasseur Une pièce de mobilier remarquable, le maître-autel de léglise de Sainte-Anne-de-la-Pérade François Ranvoyzé Le trésor de LIslet François Baillairgé Le détail académique Jean-Baptiste Roy-Audy Coiffures et parures James Pattison Cockburn Un aquarelliste dans la ville Joseph Légaré Drames à Québec Antoine Plamondon Un moment de grâce en 1841, trois portraits de religieuses Théophile Hamel Retour dEurope en 1846-1847 Cornelius Krieghoff Québec, une question de points de vue Atelier de François Gourdeau Un ensemble de salon néo-Renaissance exceptionnel Jules-Ernest Livernois Le regard moderne dun photographe Louis Jobin Trois figures-enseignes dans la ville Charles Huot La peinture dhistoire à lHôtel du Parlement Simone Hudon La célébration du pittoresque urbain Robert Blatter La maison Henri-Bélanger, première résidence Art déco au Québec Alfred Pellan 12 juin 1940, soirée de vernissage au Musée de la province, ou la révolution Pellan Jean Paul Lemieux Trois perceptions dune ville Marius Plamondon Les verrières de l'oratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal Edmund Alleyn Séjour parisien de 1961 à 1970 ou les fondements dune pratique singulière Le catalogue Édité par le Musée national des beaux-arts du Québec, le catalogue de lexposition Québec, une ville et ses artistes compte quelque 300 pages et plus de 370 illustrations en couleurs. Préfacé par M. Régis Labeaume, maire de la ville de Québec, et par M. John R. Porter, directeur général du Musée, la publication regroupe 22 essais et autant de biographies, dressant ainsi un portrait complet des artistes représentés dans lexposition. Louvrage sera disponible à la Boutique du Musée à la fin du mois de mars et dans de nombreuses librairies (Publications du Québec). Prix de vente : 59,95 $ Les crédits Lexposition Québec, une ville et ses artistes est organisée par le Musée national des beaux-arts du Québec à loccasion du 400e anniversaire de la ville de Québec et du 75e anniversaire de louverture du Musée. Elle est présentée par Rio Tinto Alcan, partenaire associé de la programmation 2008, et bénéficie également du soutien financier de la Société du 400e anniversaire de Québec. Nous tenons tout particulièrement à remercier les prêteurs qui ont rendu possible cet événement ainsi que tous ceux et celles qui y ont collaboré. Direction du projet : Yves Lacasse, directeur
des collections et de la recherche au MNBAQ ? Commissariat : Denis Castonguay,
conservateur aux expositions au MNBAQ, et Yves Lacasse, directeur des
collections et de la recherche au MNBAQ ? Coordination : Denis Castonguay,
conservateur aux expositions au MNBAQ ? Design : Daniel Castonguay ?
Graphisme : Klaxonpublicité.com ? Conception graphique du catalogue
: Paquebot design ***** Le Louvre à Québec.
Les arts et la vie
***** Marie Dooley maintenant au Musée national des beaux-arts du Québec ! La designer québécoise vient de créer une collection exclusive de vêtements pour le personnel daccueil et les guides du MNBAQ. Copyright 2001. Webmestre : Andrée Parent et René Lapalme |