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Musée national des beaux-arts du Québec

Femmes artistes
La conquête d'un espace, 1900-1965
Œuvres de la collection du MNBAQ

Du 7 mai au 16 août 2009

Afin de souligner son entrée en fonction à la direction générale du Musée, Esther Trépanier a souhaité célébrer le travail que les femmes artistes du Québec ont effectué au cours du XXe siècle pour conquérir leur place et être reconnues dans le monde des arts visuels. Le Musée national des beaux-arts du Québec vous invite à la visite de presse de cette exposition « toute féminine ». Au total, 50 artistes sont exposées, dont Marcelle Ferron, Jeanne Rhéaume, Françoise Sullivan, Lilias Torrance Newton, Agnès Lefort et Suzanne Duquet.

Québec, le mercredi 6 mai 2009 ¤ Elles ont posé un regard intimiste sur les personnes et sur les lieux qui les entouraient. Elles ont peint la ville et la vie contemporaine. Assoiffées d’expérimentation, elles ont pris place parmi les chefs de file de l’art moderne au Québec. Pour souligner son entrée en fonction à la direction générale du Musée, Esther Trépanier a souhaité célébrer le travail que les femmes artistes du Québec ont effectué au cours du XXe siècle pour conquérir leur place et être reconnues dans le monde des arts visuels. La collection du MNBAQ est riche de plus de 2 600 oeuvres réalisées par des femmes. Une sélection effectuée parmi celles-ci donnera lieu à deux expositions. La première, inaugurée aujourd’hui, est de caractère plus historique. Elle examine la contribution particulière des femmes à la redéfinition d’un art figuratif moderne sur la scène artistique québécoise et canadienne dans la première moitié du XXe siècle, pour ensuite se pencher sur l’apport des femmes aux premières avant-gardes abstraites des années 1950 et 1960. Au total, 50 artistes
sont exposées, dont Marcelle Ferron, Jeanne Rhéaume, Françoise Sullivan, Lilias Torrance Newton, Agnès Lefort et Suzanne Duquet. Une deuxième exposition, portant sur la période 1965-2000, s’ouvrira à l’été 2010 et se concentrera sur l’éclatement des frontières artistiques qui a caractérisé la démarche de plusieurs femmes dans les dernières décennies du XXe siècle.

DE LA DILETTANTE À LA PROFESSIONNELLE

Même si au Canada le statut d’artiste professionnelle fut pratiquement refusé aux femmes jusqu’au début du XXe siècle, l’initiation au dessin et à l’aquarelle faisait partie de l’éducation des jeunes filles de bonne famille. Cela permit l’éclosion de nombre de dilettantes douées qui pouvaient exposer leurs oeuvres dans des cercles comme la Women’s Art Society. Les artistes du XIXe siècle dont les oeuvres ont été choisies pour cette exposition sont pour la plupart d’origine britannique. Filles ou épouses d’artistes, comme Georgia M. de L’Aubinière, ou encore d’officiers britanniques, comme Amelia Frederica Dyneley, elles nous ont laissé des témoignages de leurs séjours au Québec. D’autres, comme Edith Hemming, s’affirment déjà dans des pratiques professionnelles. D’abord
peintre attitrée du studio Livernois de Québec entre 1870 et 1895, Edith Hemming poursuit sa carrière ailleurs au Canada et expose à l’Ontario Society of Artists, à l’Académie royale des arts du Canada et à l’Art Association of Montreal, avant de retourner en Angleterre.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET LES GROUPEMENTS D’ARTISTES

L’accès à une formation artistique spécialisée, à l’École d’art de l’Art Association of Montreal dès les
années 1880 et plus encore aux Écoles des beaux-arts de Québec (1922) et de Montréal (1923), est un
facteur déterminant pour le passage au statut d’artiste professionnelle. Cette formation est souvent la
condition préalable à la pratique de l’enseignement ou de l’art commercial qui permettent aux femmes
de gagner leur vie. Par ailleurs, leur participation régulière aux expositions, l’intérêt croissant que leur
porte la critique d’art de leur temps, leur appartenance à des réseaux ou des groupements tels que le
Groupe de Beaver Hall au début des années 1920, la Société d’art contemporain de 1939 à 1948 ou le
groupe des automatistes au cours des années 1940 et 1950 ont contribué à la reconnaissance de leur
apport à l’art moderne du Québec et du Canada.

L’EXPOSITION FÉMINA

En 1947, le Musée de la province de Québec (maintenant MNBAQ) est le premier établissement muséal au Québec à organiser une exposition d’artistes professionnelles qui s’identifie nommément
comme une exposition de femmes. Certes, depuis quelques décennies, les femmes participaient aux expositions de l’Art Association of Montreal, de l’Académie royale des arts du Canada, de la Société d’art contemporain et autres. Certaines avaient bénéficié d’expositions individuelles. Mais jamais une institution n’avait ouvertement dédié son espace à un groupe de femmes artistes professionnelles. C’est sous le titre de Fémina que le Musée de la province propose des oeuvres de Sylvia Daoust, Simone Dénéchaud, Suzanne Duquet, Claire Fauteux, Agnès Lefort, Georgiana Paige Pinneo et Marian Dale Scott. Fémina sera suivie de peu par Canadian Women Artists, qui ouvre à New York avant de circuler au Canada en 1947-1948, alors qu’en 1949, la West End Gallery de Montréal, dirigée par une des premières femmes galeristes, Rose Millman, présente Canadian Women Painters.

LA FIGURE HUMAINE

Au Québec comme ailleurs au Canada, le paysage est le sujet de prédilection des premières expérimentations modernes masculines. En dehors du portrait de commande ou des personnages archétypaux du terroir, la figure humaine demeure un sujet relativement secondaire. À l’opposé, le travail de plusieurs femmes se singularise par un intérêt plus soutenu pour le sujet humain. Au début du XXe siècle, les Helen McNicoll ou Gertrude Des Clayes s’inscrivent dans la foulée de l’impressionnisme des Berthe Morisot ou Mary Cassatt chez qui les représentations de femmes et d’enfants abondent. Durant l’entre-deuxguerres, les influences de Cézanne et de Matisse deviennent plus manifestes tant dans l’utilisation de la couleur que dans la construction des volumes, notamment chez les femmes du Groupe de Beaver Hall, dont Emily Coonan, Mabel May et Lilias Torrance Newton. Autre caractéristique de cette période : les portraits d’enfants perdent leur joliesse; leurs regards se font plus durs, plus résolus. Les artistes francophones ne sont pas en reste : leurs oeuvres des années 1940 témoignent également d’une sensibilité aux tendances modernes internationales.

LES FEMMES DU REFUS GLOBAL

Bien que l’histoire ait surtout retenu les noms des grands chefs de file masculins du mouvement automatiste, la présence de nombreuses signataires féminines du Refus global atteste l’importance accrue des femmes au sein des mouvements avantgardistes. Celles qui sont liées au domaine des arts visuels contribueront de diverses manières à l’éclatement des frontières artistiques. Ainsi Marcelle Ferron, peintre reconnue, s’inscrira aussi dans une démarche d’intégration des arts à l’architecture
par ses vitraux monumentaux réalisés pour des stations de métro de Montréal. Madeleine Arbour va pour sa part s’illustrer aussi dans le domaine des arts décoratifs et de la scène et, par le truchement de ce nouveau médium que sera la télévision, dans celui de l’éducation artistique pour enfants. Enfin, si au moment de la parution du Refus global Françoise Sullivan explore le vocabulaire de la danse moderne, elle deviendra ultérieurement sculpteure et peintre, ouvrant la voie aux pratiques multidisciplinaires et performatives contemporaines.

L’ABSTRACTION

Au Québec, la décennie 1955-1965 marque la coexistence de deux grands courants abstraits, le postautomatisme et le mouvement plasticien. Si l’abstraction géométrique des plasticiens est essentiellement identifiée à des peintres masculins, les femmes associées au postautomatisme vont bénéficier d’une grande reconnaissance. La critique d’art de leur temps loue le « courage », « l’assurance », la « détermination », voire la « virilité » de ces femmes, tout en soulignant à l’occasion l’adéquation qu’il y aurait entre l’expression postautomatiste, plus « gestuelle», et la nature « féminine » soi-disant plus « émotive » et plus « instinctive ». SUZANNE RIVARD, FEMME ASSISE, 1955. HUILE SUR CARTON, 76,2 X101,7 CM. COLL. MNBAQ / MARCELLE FERRON, RACINES QUI VOIENT MES AÏEUX, 1948 (DATÉ DE FAÇON ERRONÉE 1952). HUILE SUR TOILE MAROUFLÉE SUR CONTREPLAQUÉ, 62,4 X 73,5 CM. COLL.MNBAQ / RITA LETENDRE, ESPACE, 1967. ACRYLIQUE SUR TOILE, 127 X 183 CM. COLL. MNBAQ, DON ANONYME. RESTAURATION EFFECTUÉE PAR LE CENTRE DE CONSERVATION DU QUÉBEC. Bien qu’aucune femme ne compte parmi le groupe des plasticiens, quelques-unes vont tout de même se tourner vers l’abstraction géométrique. Parmi ces rares artistes, Marian Dale Scott et Rita Letendre. Le dynamisme de la composition et la rythmique diagonale des aplats chromatiques confèrent à leurs oeuvres une expressivité qui ne se retrouve pas toujours dans le travail de leurs collègues masculins, ouvent plus puristes.

Et plusieurs belles découvertes !

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LE 27e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART

Québec, le jeudi 30 avril 2009 ¤ Cette année encore, pour le plus grand plaisir des cinéphiles, le Musée national des beaux-arts du Québec présente les films primés de la dernière édition du Festival international du film sur l'art (FIFA). Afin de préparer le public aux projections prévues du 14 au 17 mai prochain, le Musée propose une conférence offerte par René Rozon, directeur et fondateur du FIFA.

Conférence : Les lauréats du FIFA 2009
Lors de cette conférence préparatoire, René Rozon présente l'historique de l'événement. Reconnu à l'échelle internationale comme étant le plus prestigieux événement du genre, le FIFA est en effet le seul festival sur le continent américain à se spécialiser dans le domaine du film sur l'art. Le conférencier commente également les extraits des films primés de cette 27e édition. Informations utiles sur les productions, les réalisateurs et anecdotes de tournage au menu…

Mercredi 7 mai, 19 h 30
Auditorium / Gratuit
Projections : Les films primés du 27 e FIFA

Le Musée présente dix projections de films provenant de différents pays tels la Pologne, la Norvège, le Canada, la France et la Belgique, tous ayant remporté un prix pour leur
réalisation. C'est un rendez-vous avec l'art… cinématographique!

Du 14 au 17 mai / Auditorium
Chaque film : 8 $ (Abonnés-Amis et étudiants : 5 $)
Série de 2 ou 3 films : 12 $ (Abonnés-Amis et étudiants : 8 $)
Série complète : 50 $ (Abonnés-Amis et étudiants : 35 $)

Samedi 16 mai

13 h 30 // KARSH IS HISTORY
Canada, 2009 / Réalisation : Joseph Hillel / 52 min / Anglais
Prix de la meilleure oeuvre canadienne
Pendant 60 ans, le légendaire photographe canadien d'origine arménienne Yousuf Karsh (1908-2002) constitue un vaste album de 15 312 photographies, immortalisant sur pellicule les icônes du monde
politique, religieux, artistique et scientifique de son époque. Ce film jette un regard rétrospectif sur sa carrière, depuis son arrivée au Canada comme réfugié en 1925 jusqu'à son ascension internationale.

Dimanche 17 mai

16 h // PEEPSHOW
Canada, 2008 / Réalisation : Raymond Saint-Jean / 8 min / Français,
s.-t. anglais
Prix tremplin pour le monde ARTV
Adaptée à l'écran par Raymond Saint-Jean, Peepshow est la pièce de
théâtre écrite, mise en scène et interprétée par Marie Brassard en
2005, une oeuvre où elle explore à nouveau l'intimité de la conscience
et l'interdit, les mondes possibles et les réalités parallèles, ces
frontières invisibles qui nous séparent les uns des autres.

Pour plus d’informations sur les films primés, consultez le site du FIFA : www.artfifa.com

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FAIRE DU TEMPS
Une action de l’artiste Sylvie Cotton,
à l’occasion de la Manif d’art 4

Au Musée national des beaux-arts du Québec, du 24 avril au 15 juin 2008

Québec, le 23 avril 2008 – Nous sommes assaillis par quelque 60 000 pensées par jour. C'est sur cette matière que nous forgeons notre monde intérieur, que nous construisons les murs de notre propre prison. Mais comment passer de la « prison intérieure » à « l’atelier intérieur »?

Présentée dans le bloc cellulaire du pavillon Charles-Baillairgé (ancienne prison de Québec aujourd’hui intégrée au Musée national des beaux-arts du Québec), l’action participative Faire du temps, de l’artiste montréalaise Sylvie Cotton, explore les notions d’enfermement et d’isolement suggérées par ce lieu carcéral. Une façon originale d’observer à la loupe les pensées intérieures, celles qui – comme la peur, l’espoir, l’inquiétude, le doute et la projection – nous confinent dans des vues parfois étroites. D’ici au 15 juin prochain, l’artiste convie le public à venir faire du temps en sa compagnie au cœur d’une cellule qu’elle a aménagée pour l’occasion. Les personnes désirant faire retraite avec elle, l’espace d’une heure, pourront prendre rendez-vous à l’adresse suivante : fairedutemps@mnba.qc.ca. Il est également possible pour le visiteur de faire l’expérience d’une retraite en solitaire pendant l’absence de l’artiste.

Invitant tout à la fois à la rencontre de l’autre et de la retraite en soi, l’action proposée par Sylvie Cotton s’inscrit dans le cadre de la Manif d’art 4, événement biennal voué à la promotion et à la diffusion des arts actuels sur le territoire de la ville de Québec, dont le thème est cette année TOI / YOU rencontres, leurres et déchirures.

Une exposition présentée avec la collaboration de Rio Tinto Alcan.

La nature de l’exposition
Comment transformer une situation d’enfermement en un refuge, un lieu propice à la réflexion et au dialogue libérateur? Comment briser les chaînes qui ne se rattachent qu'à soi-même et renverser l’idée de clôture pour la transmuer en une situation de proximité de soi avec soi et de complicité avec l’autre? Comment passer, en somme, de la prison intérieure à l'atelier intérieur? L’action participative de Sylvie Cotton propose d'interroger la notion d'enfermement suggérée par les cellules de l’ancienne prison de Québec en la transposant sur le plan de l'expérience existentielle.

L'analogie apparaît aussitôt entre le prisonnier et le retraitant, entre le repentant et le méditant, entre le bagnard et la moniale. Chacun habite sa cellule, généralement en silence, l'un reclus par la force, l'autre par la forme. L'un par la punition, l'autre par la dévotion. Qu'est-ce qui les différencie?, interroge l’artiste. Il n’est en effet nul besoin d'être physiquement emprisonné pour sentir parfois l'exiguïté de notre monde intérieur, ni d'être libre pour, au contraire, jouir de la vastitude de son royaume.

Cherchant à explorer ce qui peut advenir quand l’isolement se sublime en retraite intérieure, l’artiste se fera ponctuellement enfermer dans une cellule, seule ou accompagnée, pour y « faire du temps », être simplement là, dessiner, écrire ou échanger. Ainsi partagées entre l’expérience de la solitude et de l’être-ensemble par l’accueil de visiteurs désirant « faire du temps » avec elle, ces sessions de réclusion tiennent lieu de résidence ouverte, une occasion de conscientiser le régime de liberté conditionnelle dans lequel l’esprit tend trop souvent à se retrancher.

Nathalie de Blois, conservatrice de l’art actuel

Pour faire du temps en compagnie de Sylvie Cotton
L’artiste sera présente de 13 h à 16 h, du jeudi au samedi
Les 24, 25 et 26 avril
Les 1er, 2, 3, 8, 9, 10, 29, 30 et 31 mai
Les 12, 13 et 14 juin
Prenez rendez-vous à l’adresse suivante : fairedutemps@mnba.qc.ca

Bio de Sylvie Cotton
Sylvie Cotton est née à Saint-Eustache en 1962. Elle est principalement connue pour sa pratique de la performance et de l’art action orientée vers des situations d’infiltration dans le monde de l’Autre, mais sa pratique se rattache également au dessin, à l’écriture et à l’installation. Depuis une dizaine d’années, l’artiste s’est taillé une place unique dans le réseau de l’art actuel au Canada et à l’étranger. Elle a effectué des performances, des manœuvres et des expositions au Québec, en Allemagne, en Estonie, en Espagne, aux États-Unis, en Finlande, en Italie, au Japon et en Serbie.

Combinant différentes approches, son travail s’articule suivant deux axes principaux. Dans ses performances et manœuvres, Cotton crée des situations intimes de nature autoréférentielle (celles-ci se déroulent devant l’Autre, fait témoin). Dans ses interventions à caractère social, elle interpelle directement des individus ou des groupes d’individus de manière à instaurer une interaction (pratique d’ordre relationnel). Par exemple, avec le projet Famille Sylvie (2001), réalisé à l'occasion de l'événement Les Commensaux, présenté par le Centre des arts actuels SKOL à Montréal, l’artiste cherche par téléphone des femmes portant son prénom. Pendant les six semaines qu’elle s'occupe à cette tâche, elle trouve 72 « Sylvie » avec qui elle converse spontanément. Certaines viennent la rencontrer à la galerie. Elles formeront temporairement une nouvelle famille par laquelle sont mises en question leurs identités, leurs visions et leurs « habitudes de sylvie ». En ! 2005, dans le cadre de la manifestation TRAFIC Inter/nationale d’art actuel en Abitibi-Témiscaminque, Cotton passe 76 heures sans interruption en compagnie d'inconnus qui sont chargés de la mener vers une personne de leur choix après avoir passé au minimum trois heures ensemble. Au retour des ces 3 jours et 3 nuits de déambulation dans l'inconnu, elle dessine de mémoire les trajets parcourus.

Depuis 2002, l’artiste s’est commise dans de nombreuses actions où elle a cherché à « mélanger » le corps d'autres personnes au sien notamment en reproduisant sur sa peau les tatouages de tous les spectateurs d'un festival, en ingurgitant l'eau de lavage des mains du public, ou encore, en copiant sur papier les grains de beauté du visage de tous les gens croisés pendant un événement et en les reportant sur le sien. Autant de situations qui provoquent une rencontre, une conversation, un dessin, une trace. Sylvie Cotton est aussi auteure et commissaire; elle a organisé des événements, dirigé des publications et adhéré à de nombreux organismes artistiques.

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QUÉBEC, UNE VILLE ET SES ARTISTES
UN LIVRE D'ART INCONTOURNABLE!

Un ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui se passionnent pour la ville de Québec et son histoire!

Québec, le 15 avril 2008 – L’exposition Québec, une ville et ses artistes, présentée du 14 février au 27 avril 2008 au Musée national des beaux-arts du Québec, aura jeté un regard éclairant sur la production de 22 artistes en arts visuels ayant entretenu un lien étroit avec la ville de Québec. Le livre d’art qui accompagne cette présentation permettra d’en garder un souvenir impérissable! Éditée par le Musée, sous la direction de M. Denis Castonguay et de M. Yves Lacasse, la publication compte 334 pages et plus de 370 reproductions en couleurs. Le lecteur y retrouvera avec plaisir les magnifiques aquarelles urbaines de Cockburn, les incendies légendaires des quartiers Saint-Roch et Saint-Jean peints par Légaré, les impressionnants portraits de religieuses signés par Antoine Plamondon, les vues panoramiques saisissantes de la ville de Québec réalisées par Krieghoff, et plus encore.

Un magnifique catalogue rendu possible grâce à la contribution d’un nombre important de collaborateurs, soit une vingtaine d’historiens de l’art (conservateurs de différents musées, universitaires, historiens indépendants, restaurateur). Constitué de 22 essais, tous précédés d’une capsule biographique illustrée donnant ainsi un portrait complet des artistes ou des groupes d’artistes représentés, l’ouvrage est préfacé par M. Jean Leclerc, président de la Société du 400e anniversaire de Québec, par M. Régis Labeaume, maire de la ville de Québec, et par M. John R. Porter, directeur général du MNBAQ. Il comporte également une introduction et une chronologie signées par M. Yves Lacasse, directeur des collections et de la recherche au MNBAQ et directeur du projet. On doit la conception graphique des plus raffinées, tout à la fois classique et moderne, à Paquebot design.

L’ouvrage est disponible dès maintenant à la Boutique du Musée et dans de nombreuses librairies au coût de 59,95 $. Il sera également en vente au Salon internationale du livre de Québec, du 16 au 20 avril prochain, au kiosque des Publications du Québec.

TITRES DES 22 ESSAIS

Frère Luc : un peintre récollet à Québec en 1670-1671 ? Marie Lemaire des Anges et son atelier : l’art de la broderie des Ursulines de Québec ? Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry : la ville comme totalité au xviiiesiècle ? Pierre-Noël Levasseur : une pièce de mobilier remarquable, le maître-autel de l’église de Sainte-Anne-de-la-Pérade ? François Ranvoyzé : le trésor de L’Islet ? François Baillairgé : le détail académique ? Jean-Baptiste Roy-Audy : coiffures et parures ? James Pattison Cockburn : un aquarelliste dans la ville ? Joseph Légaré : drames à Québec ? Antoine Plamondon : un moment de grâce en 1841, trois portraits de religieuses ? Théophile Hamel : retour d’Europe en 1846-1847 ? Cornelius Krieghoff : Québec, une question de points de vue ? Atelier de François Gourdeau : ! un ensemble de salon néo-Renaissance exceptionnel ? Jules-Ernest Livernois : le regard moderne d’un photographe ? Louis Jobin : trois figures-enseignes dans la ville ? Charles Huot : la peinture d’histoire à l’hôtel du Parlement ? Simone Hudon : la célébration du pittoresque urbain ? Robert Blatter : la maison Henri-Bélanger, première résidence Art déco au Québec ? Alfred Pellan : 12 juin 1940, soirée de vernissage au Musée de la province, ou la révolution Pellan ? Jean Paul Lemieux : trois perceptions d’une ville ? Marius Plamondon : les verrières de l’oratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal ? Edmund Alleyn : séjour parisien de 1961 à 1970 ou les fondements d’une pratique singulière

LISTE DES AUTEURS

Mario Béland, conservateur de l’art ancien de 1850 à 1900, Musée national des beaux-arts du Québec ? Paul Bourassa, conservateur aux expositions et responsable du développement des secteurs architecture, arts décoratifs, design et métiers d’art, Musée national des beaux-arts du Québec ? Denis Castonguay, conservateur aux expositions, Musée national des beaux-arts du Québec ? Joanne Chagnon, historienne de l’art ? Christine Cheyrou, directrice-conservatrice, Musée des Ursulines de Québec ? Claire Desmeules, conservatrice, Parcs Canada ? Daniel Drouin, conservateur de l’art ancien avant 1850 et responsable de la collection d’art inuit, Musée national des beaux-arts du Québec ? Michèle Grandbois, conservatrice de l’art moderne (1900 à 1950), Musée national des beaux-arts du Québec ? Marc Grignon, professeur d’histoire de l’art, Université Laval ? Yves Lacasse, directeur des collections et de la recherche, Musée national des beaux-arts du Québec ? Laurier Lacroix, professeur d’histoire de l’art et de muséologie, Université du Québec à Montréal ? Pierre Landry, historien de l’art ? Ginette Laroche, historienne de l’art ? Michel Martin, conservateur de l’art contemporain (1950 à 2000), Musée national des beaux-arts du Québec ? Line Ouellet, directrice des expositions et des publications scientifiques, Musée national des beaux-arts du Québec ? Pierre-Olivier Ouellet, historien de l’art ? Claude Payer, restaurateur et responsable de l’atelier des sculptures, Centre de conservation du Québec ? John R. Porter, directeur général, Musée national des beaux-arts du Québec ? Zoë Tousignant, historienne de l’art ? Paul Trépanier, historien de l’art ? René Villeneuv! e, conservateur associé de l’art canadien ancien et de l’orfèvrerie, Musée des beaux-arts du Canada.

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Québec, une ville et ses artistes

Du 14 février au 27 avril 2008

Une exposition qui rend hommage aux créateurs en arts visuels ayant développé

un lien étroit avec la ville de Québec, depuis sa fondation jusqu’à 1970

Québec, 13 février 2008 – Au cours de ses 400 ans d’histoire, la ville de Québec aura vu naître et séjourner en ses murs un nombre impressionnant d’artistes. Certains y laisseront leur marque, d’autres feront de la capitale leur sujet de prédilection. Réalisée par le Musée national des beaux-arts du Québec à l’occasion du 400e anniversaire de la ville et du 75e anniversaire de l’ouverture du Musée, l’exposition Québec, une ville et ses artistes rend hommage à 22 artistes en arts visuels ayant un lien étroit avec la capitale, soit parce qu’ils y sont nés, y ont séjourné ou y ont œuvré entre 1670 et 1970. Ayant pour fil conducteur la ville de Québec comme territoire d’inspiration, la présentation regroupe près de 170 œuvres remarquables mises en espace dans trois salles d’expositions. Un parcours éblouissant, qui débute avec le frère Luc – un peintre venu de France en 1670-1671 – et se termine avec Edmund Alleyn – un artiste québécois ayant vécu à Paris dans les années 1960.

À caractère identitaire, l’exposition met en valeur la riche collection du Musée national des beaux-arts du Québec. Des prêts en provenance de grandes institutions publiques québécoises, canadiennes, états-uniennes et françaises – de même que de collectionneurs privés, dont Sa Majesté la reine Élisabeth II – complètent la sélection. Qualifiée de véritable « théâtre visuel » par le directeur général du Musée, John R. Porter, la présentation est le reflet de l’aventure artistique québécoise et de l’évolution d’une ville sur 300 ans. Un second volet, intitulé C’est arrivé près de chez vous. L’art actuel à Québec, s’intéressant à la période contemporaine, suivra en décembre 2008.

Présentée par Rio Tinto Alcan, l’exposition marque le début des festivités au Musée entou-rant le 400e anniversaire de la ville de Québec.

L’art dans la ville

Le travail des artistes représentés dans l’exposition Québec, une ville et ses artistes est tour à tour abordé en fonction de critères temporels, spatiaux, thématiques ou stylistiques bien précis. C’est à un événement clairement situé dans le temps que se rattache parfois le corpus d’œuvres sélectionnées pour un artiste, pensons à Théophile Hamel et à son retour d’Europe en 1846-1847 ou à Alfred Pellan avec son exposition au Musée de la province inaugurée le 12 juin 1940. C’est à partir de lieux hautement symboliques que sont évoquées les carrières de Charles Huot, avec la décoration intérieure de l’hôtel du Parlement, et de Marius Plamondon, avec les verrières de l’oratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal.

François Ranvoyzé, à qui l’on doit la quasi-totalité du riche trésor d’orfèvrerie de l’église de L’Islet, constitue un autre exemple de ces artistes de Québec qui ont rayonné bien au-delà des limites de leur ville, longtemps considérée comme le centre artistique le plus dynamique de tout le Canada. Jean-Baptiste Roy-Audy et Louis Jobin sont envisagés, pour leur part, à travers l’originalité d’une production qui n’est pas sans rappeler l’art populaire, dans le domaine du portrait pour le premier et dans celui de la sculpture profane pour le second. Quel contraste avec l’académisme d’un François Baillairgé ou la modernité d’un Jules-Ernest Livernois!

L’exposition fait bien sûr la part belle à la ville de Québec elle-même, un thème ayant guidé le choix des œuvres de 6 des 22 artistes. Au visage enjoué de Québec que présentent les aquarelles de James Pattison Cockburn autour des années 1830 s’oppose l’image tragique qu’immortalisent, presque à la même époque, les vues saisissantes de Joseph Légaré. Dans les estampes de Québec qu’elle réalise vers 1930-1940, Simone Hudon jette pour sa part un regard quelque peu nostalgique sur une ville que tous s’accordent à reconnaître parmi les plus belles d’Amérique du Nord. Difficile de ne pas être du même avis lorsqu’on s’arrête aux remarquables panoramas de Québec que nous ont laissés Cornelius Krieghoff au milieu du xixe siècle ou Jean Paul Lemieux un siècle plus tard.

Liste des artistes représentés et des thématiques abordées

Ils sont peintres, sculpteurs, architectes, orfèvres, graveurs, fabricants de mobilier ou vitraillistes. Plusieurs d’entre eux sont bien connus du grand public, d’autres moins, mais chose certaine ce sont 22 artistes qui ont laissé leur marque dans le domaine des arts visuels à Québec :

Frère Luc – Un peintre récollet à Québec en 1670-1671

Marie Lemaire des Anges et son atelier – L’art de la broderie chez les ursulines

Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry – La ville comme totalité au xviiie siècle

Pierre-Noël Levasseur – Une pièce de mobilier remarquable, le maître-autel de l’église de Sainte-Anne-de-la-Pérade

François Ranvoyzé – Le trésor de L’Islet

François Baillairgé – Le détail académique

Jean-Baptiste Roy-Audy – Coiffures et parures

James Pattison Cockburn – Un aquarelliste dans la ville

Joseph Légaré – Drames à Québec

Antoine Plamondon – Un moment de grâce en 1841, trois portraits de religieuses

Théophile Hamel – Retour d’Europe en 1846-1847

Cornelius Krieghoff – Québec, une question de points de vue

Atelier de François Gourdeau – Un ensemble de salon néo-Renaissance exceptionnel

Jules-Ernest Livernois – Le regard moderne d’un photographe

Louis Jobin – Trois figures-enseignes dans la ville

Charles Huot – La peinture d’histoire à l’Hôtel du Parlement

Simone Hudon – La célébration du pittoresque urbain

Robert Blatter – La maison Henri-Bélanger, première résidence Art déco au Québec

Alfred Pellan – 12 juin 1940, soirée de vernissage au Musée de la province, ou la révolution Pellan

Jean Paul Lemieux – Trois perceptions d’une ville

Marius Plamondon – Les verrières de l'oratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal

Edmund Alleyn – Séjour parisien de 1961 à 1970 ou les fondements d’une pratique singulière

Le catalogue

Édité par le Musée national des beaux-arts du Québec, le catalogue de l’exposition Québec, une ville et ses artistes compte quelque 300 pages et plus de 370 illustrations en couleurs. Préfacé par M. Régis Labeaume, maire de la ville de Québec, et par M. John R. Porter, directeur général du Musée, la publication regroupe 22 essais et autant de biographies, dressant ainsi un portrait complet des artistes représentés dans l’exposition. L’ouvrage sera disponible à la Boutique du Musée à la fin du mois de mars et dans de nombreuses librairies (Publications du Québec). Prix de vente : 59,95 $

Les crédits

L’exposition Québec, une ville et ses artistes est organisée par le Musée national des beaux-arts du Québec à l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec et du 75e anniversaire de l’ouverture du Musée.

Elle est présentée par Rio Tinto Alcan, partenaire associé de la programmation 2008, et bénéficie également du soutien financier de la Société du 400e anniversaire de Québec.

Nous tenons tout particulièrement à remercier les prêteurs qui ont rendu possible cet événement ainsi que tous ceux et celles qui y ont collaboré.

Direction du projet : Yves Lacasse, directeur des collections et de la recherche au MNBAQ ? Commissariat : Denis Castonguay, conservateur aux expositions au MNBAQ, et Yves Lacasse, directeur des collections et de la recherche au MNBAQ ? Coordination : Denis Castonguay, conservateur aux expositions au MNBAQ ? Design : Daniel Castonguay ? Graphisme : Klaxonpublicité.com ? Conception graphique du catalogue : Paquebot design

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Le Louvre à Québec. Les arts et la vie
À Noël, offrez le Louvre en cadeau!


Québec, le 13 décembre 2007 – À Noël, offrez un rendez-vous inédit avec les collections du Louvre! Présentée en exclusivité mondiale à Québec du 5 juin au 26 octobre 2008, l’exposition réunira plus de 270 œuvres majeures appartenant aux riches collections de l’institution parisienne. Découvrez les liens entre l’art et la vie de l’homme sur plus de 5 000 ans d’histoire! Vivez une expérience inédite du musée du Louvre par le biais d’une présentation multidisciplinaire unique. Les huit départements du Louvre seront représentés : Antiquités égyptiennes, Antiquités grecques, étrusques et romaines, Antiquités orientales, Arts de l’Islam, Objets d’art, Sculptures, Peintures et Arts graphiques.


Le public peut se procurer dès maintenant des billets à heure et date déterminées pour cette grande manifestation culturelle, un événement officiel de la programmation du 400e anniversaire de la ville de Québec. Organisée par le Musée national des beaux-arts du Québec avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, l’exposition est présentée par le Mouvement des caisses Desjardins, en partenariat avec Rio Tinto Alcan.

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Marie Dooley maintenant au Musée national des beaux-arts du Québec !

www.mariedooley.com

La designer québécoise vient de créer une collection exclusive de vêtements pour le personnel d’accueil et les guides du MNBAQ.

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