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Emily Carr. Nouvelles perspectives sur une légende canadienne
Du 21 juin au 23 septembre 2007


Cette exposition pancanadienne sur Emily Carr (1871-1945), la première depuis plus de trente ans, réunit quelque 200 objets, peintures, dessins, aquarelles, caricatures, céramiques, sculptures, tapis crochetés, livres, cartes géographiques, photographies et documents éphémères, dont 150 oeuvres d’art réalisés par l’artiste. Elle jette un nouveau regard sur cette célèbre Canadienne, excentrique et solitaire. À la fois peintre et auteure, elle estparticulièrement connue pour ses toiles représentant des villages indiens et des paysages de la côte Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, avec leurs mâts totémiques monumentaux. L’exposition se penche sur le legs de cette artiste et le contexte politique et social dans lequel elle a évolué. L’exposition est organisée par la Vancouver Art Gallery et le Musée des beaux-arts du Canada. Elle est présentée à Montréal par la Financière Sun Life

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Le monde merveilleux de Walt Disney

Il était une fois Walt Disney
Aux sources de l'art des studios Disney
Du 8 mars au 24 juin 2007
Pavillon Jean-Noël Desmarais

Une importante exposition consacrée aux sources artistiques, littéraires et iconographiques des films d’animation de Disney.

Photos de l'exposition plus bas.

Montréal, le 6 mars 2007 — Première exposition jamais consacrée aux influences artistiques qui ont nourri la production des légendaires studios californiens, Il était une fois Walt Disney : aux sources de l’art des studios Disney sera présentée du 8 mars au 24 juin 2007 au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Tout en démontrant la richesse et l’originalité des sources esthétiques et iconographiques des dessins animés de Disney, l’exposition illustre aussi comment, à leur tour, ces films sont devenus et continuent d’être une extraordinaire source d’inspiration pour les artistes.

L’exposition Il était une fois Walt Disney a été organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et la Réunion des musées nationaux, Paris, où elle a tenu l’affiche aux Galeries nationales du Grand Palais du 16 septembre 2006 au 15 janvier 2007. Le MBAM sera le seul musée nord-américain à présenter l’exposition, qui a été réalisée avec le consentement et l’entière collaboration de The Walt Disney Company.

Il était une fois Walt Disney met l’accent sur les films d’animation produits sous la supervision personnelle de Walt Disney, depuis Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) jusqu’au Livre de la Jungle, sorti en 1967, près d’un an après la mort du grand créateur. Répartie sur environ 1 400 mètres carrés, l’exposition permet de découvrir quelque 500 pièces, dont des dessins originaux des studios Disney provenant de collections particulières et des archives Disney — présentés pour la première fois au public — ainsi que des peintures, des sculptures, des photographies, des extraits de films, des maquettes, des estampes, des livres illustrés et d’autres objets uniques rarement exposés. La réunion de ces œuvres en une même exposition révèle à quel point les films d’animation des studios Disney se sont abreuvés aux diverses sources artistiques de l’Europe de l’Ouest, puisant autant dans les manuscrits médiévaux que dans l’art surréaliste, sans compter les œuvres littéraires, l’architecture, le cinéma, la musique et les paysages de ce continent. Créées par divers artistes, une trentaine d’œuvres d’art modernes inspirées des personnages de Disney témoignent de l’influence constante exercée par les studios Disney sur la culture contemporaine.

Bruno Girveau, commissaire général de l’exposition, chargé des collections à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, déclare : « Les films d'animation des studios Disney, qui ont toujours joui d'une immense popularité, ont fait de leur créateur un véritable modèle de la culture populaire. Cependant, en ouvrant les portes du musée aux œuvres de Walt Disney, cette exposition lui permet de gagner les rangs des plus grands artistes du XXe siècle. En effet, Il était une fois Walt Disney révèle du même coup la nature du génie de Disney et les sources artistiques d'Europe occidentale auxquelles il a puisé. De plus, en soulignant l'influence durable de ses créations sur la culture et l'art contemporains, l'exposition met en lumière la réconciliation qu’il opère entre beaux-arts et art populaire, sans que l’une de ces disciplines ne vienne nuire au prestige de l’autre. »

Pour l’organisation de l’exposition, M. Girveau a pu compter sur la collaboration de co-commissaires, soit MM. Guy Cogeval, ancien directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, Pierre Lambert, auteur et historien du cinéma d’animation, et Dominique Païni, historien de l’art qui s’est penché sur le rapport entre l’art et la culture populaire. La présentation de l’exposition à Montréal est organisée sous la supervision de Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal. La scénographie est signée par l’Atelier Mendini, la célèbre firme milanaise de design et d’architecture.

Bref historique : Walt Disney et les studios Disney
Walt Disney (1901-1966), une des personnalités du XXe siècle dont le talent créateur a été le plus célébré, est né à Chicago le 5 décembre 1901. Avant-dernier d’une famille de cinq enfants, Disney a passé les années de formation de sa jeunesse dans la petite ville de Marceline, au Missouri. C’est là qu’il a vu son premier film et a eu ses premiers contacts avec les autres arts, développant un intérêt marqué pour le dessin, la peinture et les numéros de comédie.

En 1923, Walt est allé rejoindre son frère aîné Roy à Los Angeles, où ils ont loué un petit bureau et fondé le Disney Bros. Studio. Les premières créations des frères Disney ont consisté en une série de contes de fées remis au goût du jour, laissant déjà entrevoir les longs métrages d’animation qui ont connu une immense popularité par la suite. En 1924-1925, le dessinateur d’animation Ubbe « Ub » Iwerks (1901-1971) ainsi que d’autres amis artistes ont fait équipe avec les frères Disney. En 1927, le studio Disney avait triplé en superficie, et son équipe de dessinateurs s’était considérablement élargie.

En 1928, Iwerks a créé les premières esquisses de ce qui deviendra Mickey la souris. Plus tard cette année-là, Disney a produit Steamboat Willie, le premier court métrage d’animation avec effets sonores et musique synchronisés. Au début des années 1930, Mickey, la vedette du film, était devenu une célébrité internationale et la Walt Disney Company, comme on l’appelait désormais, avait signé un contrat de deux ans avec la firme Technicolor. Le premier dessin animé en technicolor a été Flowers and Trees (1932), qui a valu à Disney et à sa compagnie leur premier oscar pour un court métrage.

L’un des événements marquants de l’histoire des studios Disney est le voyage en Europe que Walt et son frère Roy ont fait en 1935. Ils s’étaient proposé d’acquérir le plus grand nombre possible de publications illustrées afin de constituer des archives d’images destinées à servir d’inspiration pour leurs dessins et leurs animations. En effet, les trésors iconographiques qu’ils ont tirés de plus de 300 livres français, allemands et italiens, de même que l’impression qu’ils ont ressentie devant les paysages, l’architecture et les sites historiques visités en France, en Italie, en Suisse, en Angleterre et aux Pays-Bas, ont donné naissance à une esthétique qui a conféré son langage propre aux premiers films d’animation.

Le premier de ces longs métrages, Blanche-Neige et les Sept Nains, a été présenté en première à Los Angeles en 1937. Malgré la crise économique, Disney avait investi 1,4 million $ dans cette production. Grâce au succès international obtenu, le studio a pu bénéficier du soutien nécessaire à la production de quatre autres films importants : Pinocchio (1940), Fantasia (1940), Dumbo (1941) et Bambi (1942). À ce moment-là, l’équipe de Disney avait emménagé dans les nouveaux studios de Burbank et comprenait déjà plus de 1 000 animateurs, scénaristes et techniciens. En juillet 1955, Disneyland ouvrait ses portes à Anaheim, en Californie. Au moment de la mort de Walt Disney, le 15 décembre 1966, ses studios avaient produit 18 longs métrages d’animation, 493 courts métrages, 81 films tournés en prises de vue réelles, 325 heures d’émissions de télévision du Mickey Mouse Club et 358 autres émissions pour la télévision. Disney et son équipe avaient alors reçu plus de 950 prix et mentions, dont 48 oscars et sept Emmys.

L’exposition
Il était une fois Walt Disney se compose des sept sections thématiques suivantes : Tout a commencé avec une souris(une exploration des œuvres du début ; le rôle crucial joué par les artistes pionniers des studios Disney) ; Sources littéraires et cinématographiques (l’influence qu’a eue sur Walt et Roy Disney leur séjour en Europe en 1935) ; Décors et paysages (les éléments architecturaux et des scènes de paysages européens qui ont servi de modèles pour la plupart des toiles de fond de Disney) ; Anthropomorphisme : animaux et végétaux sous des traits humains (les artistes et illustrateurs des XIXe et XXe siècles qui ont anthropomorphisé animaux et végétaux et inspiré la création de nombreux personnages de Disney) ; Les sources des personnages (la genèse des personnages dans dix films, répartis sur quatre décennies, allant de Blanche-Neige jusqu’au Livre de la Jungle) ; Salvador Dalí : l’aventure de Destino (la collaboration de Walt Disney et du peintre surréaliste espagnol Salvador Dalí au film Destino, achevé en 2003 par Roy E. Disney, neveu de Walt Disney) ; Tout recommence avec une souris : Disney revisité par l’art contemporain (une trentaine de créations à partir des personnages de Disney, réalisées par des artistes modernes et contemporains).

Catalogue
L’exposition Il était une fois Walt Disney est accompagnée d’un catalogue de 355 pages, publié par la Réunion des musées nationaux sous la direction éditoriale de Bruno Girveau. Il renferme 320 illustrations en couleur et dix essais signés par Bruno Girveau, Dominique Païni et des experts de l’œuvre de Walt Disney, une filmographie et de courtes biographies des artistes des studios Disney par Pierre Lambert, ainsi qu’un glossaire. Le catalogue broché est en vente au Musée ou à partir de son site web au prix de 54,95 $.

Les photos proviennent du site du MBAM.

Walt Disney au musée ?... Aux sources de l'art des studios Disney

Après avoir été présentée au Grand Palais à Paris où elle a remporté un vif succès, l'exposition Il était une fois Walt Disney arrive au Musée des beaux-arts de Montréal, en exclusivité nord-américaine, du 8 mars au 24 juin 2007.

Walt Disney au musée ? Si la question est posée d'emblée, c'est que le projet de cette exposition a été parfois accueilli avec un sourire perplexe. Comment expliquer en effet l'entrée de Walt Disney (1901-1966) et de la cohorte de ses personnages, de Mickey à Mowgli, dans une institution où ont été célébrés des maîtres incontestés, tels Nicolas Poussin, Édouard Manet ou Pablo Picasso ?

Parangon de la mièvrerie et du divertissement populaire pour les uns, conteur de génie pour les autres, Disney, en entrant au musée, est hissé de fait au rang des grands artistes de l'histoire de l'art occidental, là où certains ne comprendront sans doute pas sa présence. Pour l'auteur de ces lignes, on s'en doute, la réponse est évidente, de l'ordre de la conviction : Walt Disney est à ranger parmi les figures les plus importantes du cinéma et plus largement de l'art du XXe siècle.

L'exposition Il était une fois Walt Disney rapproche pour la première fois les dessins originaux des studios Disney des œuvres de l'art occidental - parfois au-delà - qui les ont inspirés, du Moyen Âge gothique au surréalisme. L'art de Gustave Doré, de Daumier, des peintres romantiques et symbolistes allemands, des préraphaélites anglais, tout autant que celui des primitifs flamands ou du cinéma expressionniste, a profondément marqué les réalisations des studios Disney.

Dès le milieu des années 1930, Walt Disney réunit toutes les informations possibles sur les artistes européens dont le style pouvait correspondre à ses projets. Et lorsque ses capacités ne suffirent plus, il eut l'intelligence de recruter des artistes dont les connaissances dépassaient de beaucoup les siennes, des émigrants venus d'Europe pour la plupart. Ces artistes, presque tous formés dans les académies européennes, apportaient avec eux la maîtrise technique de leur art - peinture, dessin, sculpture, illustration -, mais aussi toute la tradition esthétique et l'héritage artistique de leur pays respectif. Et certains Américains de naissance, réunis par Disney, n'étaient pas moins talentueux. La personnalité de ces artistes permettrait à elle seule de comprendre la richesse des sources de Disney.

Disney resta toute sa vie préoccupé par l'innovation technologique. Il comprit aussi l'importance de la littérature et du conte européens pour nourrir ses courts métrages. Aidé des conseils de ses artistes, il commença alors à acquérir des livres, qui allaient constituer dès 1934, la bibliothèque de travail des studios, au moment même où il décidait de se lancer dans l'aventure d'un long métrage avec Blanche-Neige et les Sept Nains, d'après les frères Grimm. Les achats d'ouvrages se multiplièrent, jusqu'au grand voyage que Disney effectua en Europe à l'été 1935. Ce séjour fut déterminant pour la constitution de son trésor documentaire et pour la suite des créations des studios Disney. En compagnie de membres de sa famille, Walt Disney passa onze semaines en France, en Italie, en Suisse, en Angleterre et aux Pays-Bas. Il en profita pour acheter près de 350 livres, tous destinés à la Walt Disney Studio Library. Tout ce que l'Europe comptait alors de grands illustrateurs se trouvait dans sa sélection : Arthur Rackham, Gustave Doré, Honoré Daumier, Grandville, Benjamin Rabier, Ludwig Richter, Wilhem Busch, Heinrich Kley, Attilio Mussino, John Tenniel, Charles Folkard, et bien d'autres. C'est cette prodigieuse richesse des sources et de l'inspiration de Walt Disney que l'exposition tente d'éclairer.

L'exposition se concentre sur les longs métrages d'animation produits sous la direction personnelle de Walt Disney, soit depuis Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) jusqu'au Livre de la Jungle (1967), sorti presqu'un an après sa mort , en décembre 1966. À partir de ce corpus est reconstituée une histoire des sources d'inspiration de Disney, illustrant aussi, à travers cette œuvre, les liens qui unissent culture savante et culture populaire, la vieille Europe et l'Amérique.

L'exposition évoque en ouverture les premiers pas de Walt Disney et la création du personnage de Mickey, rendant hommage à l'homme et à ses principaux collaborateurs artistiques. Les sections suivantes sont consacrées aux sources littéraires et cinématographiques, puis à celles des décors et de l'architecture. Une place particulière est ensuite réservée au thème de l'anthropomorphisme, thème central dans l'œuvre de Disney. Plus loin, la genèse des principaux personnages disneyens est expliquée, film par film, de Blanche-Neige aux 101 Dalmatiens. Enfin, l'exposition s'ouvre aux influences qu'a exercées la production Disney sur l'art contemporain, de Warhol à Lichtenstein, bouclant ainsi l'évocation de ces allers-retours incessants entre les cultures et leurs représentations.

Si l'exposition met l'accent sur les sources européennes de Disney, il ne faut pas oublier la part importante des modèles proprement américains : le cinéma hollywoodien a d'ailleurs donné beaucoup de modèles aux personnages disneyens, de Chaplin à Douglas Fairbanks, en passant par Joan Crawford, Shirley Temple et Jean Harlow. Disney assumait sans complexe ces emprunts divers, en apparence discordants : Shakespeare et le vaudeville, le cinéma d'avant-garde et le cinéma populaire, la peinture classique et l'illustration pour enfants, Stravinski et l'harmonica.

Cet improbable mélange est devenu une forme d'expression unique, révolutionnaire, celle d'un étonnant recycleur d'images, d'un des plus grands conteurs, d'un artiste à part entière. S'il ne peut être considéré comme l'inventeur du dessin animé, il est le premier à lui avoir accordé un tel soin dans le traitement artistique : la qualité des dessins des studios Disney est l'une des découvertes de cette exposition. Alors que ce genre était menacé de rester un avatar du cinéma, lui-même longtemps relégué au rang d'art mineur, le perfectionnisme et le génie de Walt Disney ont ainsi offert au dessin animé une audience universelle.
Bruno Girveau, commissaire général de l'exposition.

¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours

Portrait de Mary

Organisée et présentée par le Musée des beaux-arts de Montréal du 31 janvier au 8 juin 2008, l’exposition ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours, qui réunit quelque 400 œuvres, est la plus importante jamais réalisée sur l’art de cette île des Caraïbes, « la plus belle que l’œil humain ait jamais contemplée » (Christophe Colomb).Grâce à la collaboration du Museo Nacional de Bellas Artes et de la Fototeca de Cuba, et à celle de nombreux collectionneurs et de musées américains, dont le MoMA, cette exposition a permis de réunir, au-delà de toutes les frontières, un panorama complet de l'art cubain face à l'histoire. Cette exposition pluridisciplinaire, à la fois savante et vivante, rassemble plus d'une centaine de tableaux, incluant le prêt exceptionnel d’une immense murale collective de 1967 réalisée par de nombreux d'artistes, quelque deux cents photographies et documents d’archives, une centaine d'œuvres graphiques (notamment deux cabinets d'affiches avant et après la Révolution de 1959), des installations et des vidéos ainsi que des extraits de musique et de films.

Description de l'exposition

Cette exposition majeure fait découvrir l'art de Cuba, une île dont l'histoire a traversé les principaux enjeux du XXe siècle – la décolonisation, la quête identitaire d'une nation, les guerres d'indépendance et la révolution, les utopies politiques en chantier et la confrontation des idéologies. Située au carrefour de la vieille Europe et du nouveau monde, Cuba est profondément une terre de culture : la musique et la littérature bien sûr mais aussi les arts plastiques, encore largement méconnus à l'extérieur du pays.

L’exposition est divisée en cinq parties : Images de Cuba : à la recherche d’une expression nationale (1868-1927); Arte Nuevo : avant-garde et recréation d’une identité (1927-1938); Un style cubain : affirmation et rayonnement (1938-1959); Dans la révolution tout, contre la révolution rien (1959-1979); La révolution et moi : l’individu dans l’histoire (1980-2007).

La narration historique de l'exposition s'appuie sur une très importante sélection de photographies : depuis l'inédit jusqu'à l'icône, ces images illustreront la chronologie des événements tout en exposant l'œuvre de photographes particulièrement remarquables. À l'intérieur de cette trame s'insèrent les grands chapitres de l'histoire de l'art cubain, depuis les premières guerres d'indépendance au XIXe siècle jusqu'aux incertitudes de demain. Au cours du XXe siècle, les artistes ont cherché à définir une identité nationale, la cubanidad, portée par une ambition internationale dans leur discours. Entre réévaluation du passé colonial et ouverture aux avant-gardes, ils surent inventer un art de synthèse (héritages baroque et académique, racines hispaniques et africaines, spiritualités catholique et traditionnelle) profondément original. Au cœur du siècle – et de l'exposition avec une vingtaine de peintures – l'œuvre manifeste de Wifredo Lam incarne cette synthèse et cette ambition.

Vécu tantôt comme moteur de l'action politique collective, tantôt comme expression d'individualités face à l'histoire, l'art cubain aborde des questions essentielles sur la place et le rôle de l'artiste dans une société, des questions que la brillante école contemporaine continue de poser avec pertinence.

Les conservateurs

Murale du Salon de Mai
L’exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) en partenariat avec le Museo Nacional de Bellas Artes (MNBA) et la Fototeca de Cuba, La Havane. La commissaire générale est Nathalie Bondil, directrice, MBAM, en collaboration avec Moraima Clavijo Colom, directrice, MNBA, et Lourdes Socarrás, directrice, Fototeca de Cuba. Le comité scientifique inclut également Hortensia Montero Méndez, conservatrice de l'art cubain, MNBA ; Luz Merino Acosta, directrice technique, MNBA ; Rufino del Valle Valdés, conservateur, Fototeca de Cuba ; Iliana Cepero Amador, commissaire adjointe, indépendante ; et Stéphane Aquin, conservateur de l'art contemporain, MBAM ; ainsi que l’équipe des conservateurs du MNBA.

La scénographie de l’exposition a été réalisée par Daniel Castonguay, en collaboration avec David Gour.

Sous la direction de Nathalie Bondil, un catalogue a été publié par le Service des éditions scientifiques du Musée des beaux-arts de Montréal. Cet important ouvrage de 424 pages, riche de quelque 450 illustrations, est la première publication couvrant l’ensemble de l’histoire de l’art à Cuba. Il réunit des essais de divers spécialistes cubains et internationaux et environ 140 notes biographiques. Il est offert en éditions française, anglaise et espagnole distinctes.

Jean Cocteau


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