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Un deuxième monde : la littérature (une idée de Kathy Parent) Cliquez ici pour retourner à l'entrée de la bibliothèque
Une libertine en Nouvelle-France Dans la grande tradition des romans libertins
du XVIIe et du XVIIIe siècles, mais avec un regard d'aujourd'hui
et une audace toute moderne, Une libertine en Nouvelle-France est un
roman " très " érotique, tout à fait
recommandé à l'occasion de la Saint-Valentin ! Au début du XVIIe siècle,
la France établit une nouvelle colonie fort animée en
Amérique du Nord. Le commerce, l'exploration et l'agriculture
attirent des hommes rudes cherchant l'aventure et la fortune. Le roi
promet une généreuse dot aux colons qui veulent se marier,
et envoie de jeunes Françaises dans la nouvelle colonie, les
" filles du roy ", dont Laure fait partie. "
À en juger par les
compliments de tous les jeunes hommes qui lui avaient demandé
sa main, Laure se savait dotée de ce qu'on appelle la "
beauté du diable ". Sa silhouette toute en courbes étalait
sa nature sensuelle et ardente, et elle se délectait des regards
silencieux mais directs des hommes qu'elle croisait. Quel que fût
son habillement, ses vêtements la gênaient toujours. Sa
peau se languissait de liberté. Pour elle, le bonheur, c'était
la nudité, ou presque. "Avant de quitter la France, où
elle se retrouve orpheline, Laure est placée sous la tutelle
des Lampron, un couple libertin qui prend en charge son éducation
en matière de comportement indécent. Elle se révèle
plutôt douée : "
Je n'ai vu que très
rarement une jeune fille si désireuse de plaire [
]. Ce
soir, nous allons mettre ton obéissance à l'épreuve.
Nous allons t'utiliser et te permettre de nous utiliser, uniquement
pour le plaisir [
]. Tu t'en souviendras pendant fort longtemps.
" Après l'incendie du château
de ses maîtres et un séjour au couvent où elle trouve
refuge, Laure finit par s'embarquer pour la Nouvelle-France où
l'on s'attend à ce qu'elle se comporte comme une jeune fille
catholique. Mais ses penchants libidineux prennent le dessus et elle
part bientôt en mission de séduction et d'aventures
Québécoise, Sylvie Ouellette
a publié en anglais, chez Black Lace (Grande-Bretagne), quatre
romans érotiques. Ses ouvrages ont connu un grand succès
dans le monde anglophone, notamment The King's Girl (la fille du roy),
qui paraît enfin sous le titre Une libertine en Nouvelle-France,
dans une traduction de Michel Saint-Germain.
Sexy sashimi Sexy sashimi : un roman érotique
tout à fait recommandé pour la Saint-Valentin ! VLB éditeur
a entrepris de publier les romans érotiques que la Québécoise
Sylvie Ouellette a fait paraître il y a quelques années
chez Black Lace, en Grande-Bretagne, et qui ont connu là-bas
un très vif succès. Après Une libertine en Nouvelle-France
paru l'année dernière, voici Sexy sashimi, une traduction
de Jasmine Blossoms par Michel Saint-Germain. Joanna, une jeune professionnelle spécialisée
dans l'importation de mets exotiques, se voit contrainte de remplacer
au pied levé sa collègue Stacey qui vient de démissionner
et d'effectuer à sa place un voyage au Japon pour participer
à différents séminaires et à des foires
alimentaires. Mais, dès son arrivée à Tokyo, les
choses ne se passent pas tout à fait comme prévu : aucune
réservation n'a été faite auprès de l'hôtel
où elle doit séjourner, différentes personnes lui
parlent avec de mystérieux sous-entendus, on l'appelle aussi,
parfois, Mlle Parsons, le nom de la collègue qu'elle remplace
et, surtout, des cartes étranges lui parviennent
Sur ces cartes rose pâle, ornées
de branches de jasmin vert, sont rédigés des commentaires
si précis qu'ils font comprendre à Joanna que ses moindres
faits et gestes sont épiés. Ses mystérieux observateurs
lui donnent aussi des rendez-vous et des instructions. Curieuse et troublée,
Joanna ne résiste pas aux invitations qui lui sont lancées,
même si elle doit pour cela négliger quelque peu sa mission
professionnelle. Elle se retrouve ainsi à explorer d'une manière
très sensuelle la magie du Japon, de son peuple et de ses coutumes.
Elle fait la connaissance de plusieurs personnes ? hommes et femmes,
Japonais et Occidentaux ? qui apparaissent au hasard de sa route (mais
est-ce vraiment un hasard? et contribuent, chacune à sa façon,
à attiser sa sensualité. Tout en se demandant qui peut bien lui
envoyer ces cartes et pour quelles raisons (un concurrent qui veut la
distraire de son travail ? son ancien amant Richard qui aimerait bien
lui prendre son poste ?), Joanna se trouve peu à peu embarquée
dans un jeu de piste érotique, où elle se fait diriger
par des gens qui ont l'air de la connaître intimement tout en
la prenant pour une autre
Maria Monk En novembre 1834, une jeune fille en haillons,
épuisée et affamée, se présente à
l'hospice méthodiste de la 22e rue à New York, où
elle demande asile. Elle s'appelle Maria Monk. Recueillie par le révérend
John Jay Slocum et sa femme Abigail, elle leur relate l'histoire édifiante
des années qu'elle vient de passer parmi les religieuses du couvent
de l'Hôtel-Dieu de Montréal d'où elle s'est enfuie.
Maria dénonce un véritable trafic organisé par
la mère supérieure qui livre ses pensionnaires aux demandes
sexuelles des prêtres du séminaire voisin. Elle raconte
qu'on fait subir à celles qui ne sont pas assez dociles des châtiments
corporels effrayants, pouvant aller jusqu'à la mort pour s'assurer
de leur silence, et qu'on assassine systématiquement les nouveaux-nés
conçus lors de ces viols. L'humiliation et l'intimidation y sont
le lot quotidien des religieuses qui vivent dans la terreur. Impressionné par son récit,
le pasteur exhorte Maria à rédiger son témoignage
pour alerter le grand public. En janvier 1836 paraît donc à
New York Awful Disclosures of Maria Monk (les Épouvantables révélations
de Maria Monk). L'histoire fait évidemment scandale, les faits
sont contestés, des enquêtes sont ouvertes, un débat
public est organisé
Et toutes les conjectures courent encore
aujourd'hui
Mais surtout, pour mesurer l'ampleur de l'événement, il faut rappeler qu'au XIXe siècle les conflits entre protestants et catholiques étaient acharnés et qu'au Canada, les enjeux de ces luttes étaient de première importance. Tous les coups étaient permis, et le pamphlet de Maria Monk devint une arme entre les mains des protestants dans leur guerre aux papistes. Cette publication eut moins de retentissement
à Montréal même, car la ville avait été
récemment frappée par une épidémie de choléra
au cours de laquelle les religieuses avaient fait preuve d'une grande
générosité et d'un courage remarquable pour soulager
les gens atteints de cette terrible maladie contagieuse. La population
était donc moins portée à accorder quelque crédit
à ces accusations. C'est l'histoire de la publication des révélations de Maria Monk que nous propose Sylvie Ouellette, qui a retracé au plus près la réalité des faits, sauf lorsque Maria se contentait de mentionner " On y faisait des actes que la décence m'empêche de décrire ", Sylvie Ouellette ose le faire, avec le talent qu'on lui connaît. Elle retrace aussi les controverses qui ont suivi, et les doutes qui subsistent encore aujourd'hui.
Québécoise, Sylvie Ouellette
a publié en anglais, chez Black Lace (Grande-Bretagne), trois
romans érotiques. Ses ouvrages ont connu un grand succès
dans le monde anglophone, et deux d'entre eux ont été
traduits et publiés chez VLB éditeur, Une libertine en
Nouvelle-France en 2005, et Sexy Sashimi en 2006. Copyright 2001. Webmestre : Andrée Parent et René Lapalme |