Bienvenue sur la page du film Jack Paradise

 

Critique d'Andrée

Jack Paradise écrit et réalisé par Gilles Noël.

" On était pauvre mais on savait s'amuser ". Griffintown ou Faubourg Saint-Antoine. 1929. Le Terminal Club. Jazz, jazz, jazz. Il n'y a que ça pour oublier la vie difficile de cette époque. Les pots de vin, les cigarettes girls, les danseuses, la prostitution et la mafia nous fait le portrait d'une époque enfumée dans le milieu des années 20 jusqu'à 60.

" Le monde nous appartient ". Avec des extraits de films d'archives et de radio, on peut voir et entendre Hitler faire des discours. Des bombardements en parallèle avec les scènes du club nous rappel la guerre. La guerre est là. Omniprésente.

Roy Dupuis est vraiment extraordinaire et crédible dans son rôle de Jack Paradise. Vous aurez de véritables révélations concernant certains acteurs, tel que Hugo St-Cyr. Ce rôle est fait pour lui, sans aucun doute. Il est excellent ! Et Roxan Bourdelais, que l'on a pu voir aussi dans "Emma" et dans "Fortier", est vraiment très bon. Un jeune acteur rempli de talent. Il est à surveiller de près. Pour ce qui est de Dawn Taylor Warson, elle est fabuleuse ! Geneviève Rioux incarne très bien le personnage de Gisèle mais on sent un peu trop le personnage de Simonne Monet-Chartrand. L'époque n'aidant pas à cause des costumes et de la coiffure. Espérons que nous pourrons la voir bientôt dans une autre époque pour défaire l'image qu'elle a actuellement. Dorothy Berryman est sublime ! Gregory Llady incarne le patron du Terminal Club. Un bon patron discret, perspicace et au grand cœur. Il aidera Jack, qu'il aime comme un fils, à atteindre son but : jouer de la musique jazz.

Il y a de très belles scènes, par exemple, celle du train entre-mêlé au son de l'harmonica. Les textes sont très poétiques. La trame sonore est enivrante et nous donne envie de danser.

Un film merveilleux et touchant qui vous fera voir et vivre la vie trépidante de cette époque sous un jour nouveau. Les larmes du cœur nous montent parfois aux yeux. Andrée Parent

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Écrit et réalisé par Gilles Noël (Erreur sur la personne), Jack Paradise prend l'affiche le 20 février sur 60 écrans à travers le Québec. Ce drame musical, scénarisé d'après une idée originale de Richard Langlois, met en vedette Roy Dupuis, Dawn Tyler Watson, Geneviève Rioux, Grégory Hlady et Dorothée Berryman. Le film a été produit par Anouk Brault de Nanouk Films et Aimée Danis de Verseau International. Il est distribué par K-films Amérique.

Ce long métrage raconte 40 ans de la vie de Jack Paradise, un pianiste de jazz qui deviendra le prince de la vie nocturne montréalaise de la grande époque. On y campe le Montréal des années 30 à 60 alors que la métropole était une escale de choix pour les musiciens de jazz renommés. Certains délaissaient même les clubs de New-York au profit des nombreux cabarets montréalais.

Tout commence vers 1929 alors que le petit Jacques Paradis (Roxan Bourdelais) habitant Saint-Henri, aussi appelé Griffintown ou Faubourg Saint-Antoine selon les appartenances ethniques, sortait en cachette de chez lui pour aller écouter du jazz dans le bas de la ville. Petit Frenchie tombé amoureux de la musique noire, il grandit en rêvant de clubs interlopes qui swinguent sur les notes de ses idoles. Par son talent, il force la porte qui lui était fermée. Jacques Paradis devient Jack Paradise (Roy Dupuis). Jamais il ne renoncera à sa passion, aussi dévorante soit-elle. Cet amour du jazz s'incarne en la personne de Curly Brown (Dawn Tyler Watson), la belle chanteuse noire, avec qui il entretient pendant quarante ans une relation intense et douloureuse. L'histoire se déroule dans le quartier noir, qui concentrait les clubs, les bars et les bordels, et où se sont tenues les nuits chaudes qui ont fait la notoriété de Montréal sur tout le continent nord-américain. On a ici le contraste entre deux Québec : le clérical et le musical noir; celui ancré dans le passé et celui qui se trouvait à la fine pointe des courants musicaux, déclarait Gilles Noël à La Presse au moment du tournage.

La direction de la photographie de Jack Paradise est signée Sylvain Brault, la prise de son Claude Hazanavicius et la direction artistique Louise-Marie Beauchamp. James Gelfand et Daniel Mercure en ont assuré la coordination musicale et la musique du film, éditée par Zone 3, sera disponible dès le 20 janvier chez tous les bons disquaires.

http://jackparadise.com/accueil.html

Les superbes photographies sont de Céline Lalonde.

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