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Nomination de Diane Poitras,
nouvelle directrice de la programmation de la Cinémathèque québécoise

Montréal, le 3 mars 2011 - La directrice générale de la Cinémathèque québécoise, Yolande Racine, est heureuse d'annoncer la nomination de Diane Poitras à titre de directrice de la programmation à compter du 21 mars. Elle agira également à titre de programmatrice et de conservatrice du cinéma, de la télévision, de la vidéo et des nouveaux médias internationaux. " Je suis ravie d'accueillir Madame Poitras au sein de l'équipe de direction de la Cinémathèque québécoise. Diane est respectée pour sa connaissance profonde du 7e art et sa rigueur professionnelle. Je suis convaincue qu'avec son expertise et sa grande ouverture d'esprit, elle saura appuyer la Cinémathèque dans sa volonté de rassembler un public diversifié et passionné du petit et du grand écran, tout en contribuant à développer la pertinence de notre institution dans le paysage culturel québécois ", souligne madame Racine.

Diane Poitras a fait des études doctorales en communication, cotutelle UQAM / Paris 8 et est titulaire d'une maîtrise en communication. Cinéaste et productrice, elle a produit une quinzaine de documentaires entre 1997 et 2000 à l'Office national du film du Canada et aux Productions de l'Impatiente, dont certains ont été primés. De 2006 à 2010, à titre de commissaire à la Chaire René-Malo en cinéma et stratégies de production culturelle, elle a conçu et organisé plusieurs rétrospectives et leçons de cinéma en partenariat avec divers organismes dont la Cinémathèque québécoise. Madame Poitras a de plus une expérience en enseignement. Elle est notamment chargée de cours à l'École des médias de l'UQAM depuis 2005. Elle a à son actif de nombreuses communications, conférences et publications.

" La Cinémathèque québécoise représente à mes yeux une de nos plus belles institutions culturelles. C'est donc pour moi un honneur que de me joindre à son équipe. C'est aussi une responsabilité exaltante que de reprendre le flambeau de ceux et celles qui se sont employés à révéler la richesse et la pertinence du patrimoine cinématographique dans la vie d'une société moderne. J'y apporterai mon amour du cinéma et des médias, ma passion pour les découvertes et le plaisir de les partager avec le public ", ajoute Diane Poitras.

Madame Poitras succèdera ainsi à Pierre Jutras, qui prend sa retraite après 33 ans de travail assidu. Nous tenons à le remercier pour son dévouement et la passion avec laquelle il s'est concentré sur la mise en valeur et le rayonnement du patrimoine audiovisuel national et international au cours de sa longue et fructueuse carrière à la Cinémathèque québécoise.

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Communiqué de presse

La Cinémathèque québécoise présente une programmation spéciale des œuvres de Joyce Wieland, pionnière du cinéma indépendant canadien

Montréal, le 20 janvier 2011 - La Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le Canadian Filmmakers Distribution Centre, est heureuse de souligner le lancement d'un coffret DVD consacré à l'ensemble des œuvres de Joyce Wieland en présentant une sélection de quelques-uns des films de cette pionnière du cinéma indépendant canadien, les 26 et 28 janvier.

Le programmateur-invité Vincent Bonin présentera deux programmes qu'il a conçus à partir de films de Wieland tirés de la collection de la Cinémathèque québécoise, afin de célébrer l'art expérimental et les engagements politiques de l'artiste, dont la pratique de cinéaste s'échelonne du milieu des années 1960 jusqu'en 1976. Le mercredi 26 janvier, les courts et moyens métrages Sailboat, 1933, Handtinting, A and B in Ontario, Rat Life and Diet in North America et Birds at Sunrise seront projetés à 18 h 30, tandis que les films Pierre Vallières et Reason over Passion seront présentés le vendredi 28 janvier à 20 h 30.

À propos de Joyce Wieland
Née à Toronto en 1931, Joyce Wieland est légendaire pour sa contribution à l'essor des arts visuels contemporains au Canada. Se décrivant elle-même comme une " militante culturelle ", elle est surtout connue pour avoir célébré l'identité nationale canadienne et avoir mis de l'avant les questions féministes dans la culture artistique principalement masculine de l'époque. L'ensemble des enjeux qui préoccupent l'artiste (nationalisme, impérialisme américain, féminisme, écologie) refont constamment surface dans ses œuvres, qui vont de la peinture et du dessin aux films, en passant par les courtepointes. La prolifique carrière de Joyce Wieland a duré plus de trente ans et en a fait une icône de l'histoire de l'art canadien. Joyce Wieland est décédée le 27 juin 1998.

Il sera possible de se procurer le coffret DVD consacré aux œuvres de Joyce Wieland en communiquant avec edu@cfmdc.org ou en visitant le site Web du Canadian Filmmakers Distribution Centre : www.cfmdc.org. Le coffret DVD sera également en vente à la Cinémathèque québécoise.

Pour tous les détails sur la programmation : www.cinematheque.qc.ca.

La Cinémathèque québécoise est le musée de l'image en mouvement, à Montréal. Organisme à but non lucratif, la Cinémathèque est un lieu de diffusion dont la mission est de collectionner, conserver, documenter et interpréter des œuvres du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias afin de les mettre en valeur dans une perspective historique, artistique et pédagogique.

Archives

Un artiste plus grand que nature

Rétrospective des films d’animation de Frédéric Back

Du 17 au 26 juin à la Cinémathèque québécoise

Montréal le 9 juin 2009 - La Cinémathèque québécoise programme, du 17 au 26 juin, une intégrale de l’œuvre du cinéaste d’animation Frédéric Back. Composée d’excellentes copies 35mm, la rétrospective regroupe les onze films magnifiquement et patiemment créés par Back. La programmation inclut ses deux derniers chefs-d’œuvre dans leurs versions françaises et anglaises, L’Homme qui plantait des arbres (1987) et Le Fleuve aux grandes eaux (1993), ainsi que l’émouvant documentaire de Phil Comeau, La Nature avant tout (2009), qui dresse un portrait à la fois de l’homme, du citoyen et de l’artiste engagé. Cette rétrospective est un rendez-vous exceptionnel pour revoir la création d’un grand cinéaste d’animation québécois, amoureux de la nature et dévoué à son art.

« Notre rétrospective vise à faire redécouvrir comment l’engagement du réalisateur à l’égard de la nature est porté par un sens esthétique sans faille et cohérent. En effet, chez Back, la représentation de la faune et de la flore repose sur l’exceptionnel talent du cinéaste à donner forme à ce qu’il faut bien appeler « la beauté » de la nature, soit sa virginité et son harmonie. À la grâce et à la délicatesse du dessin s’ajoute un impressionnant travail sur la lumière (…) »

Marco de Blois, programmateur-conservateur cinéma, télévision, nouveaux médias - animation, Cinémathèque québécoise

La rétrospective, qui sera reprise en septembre à la rentrée, accompagne l’exposition Frédéric Back, une nature témoin, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal du 18 juin au 27 septembre, à laquelle nous avons collaborée par le prêt de dessins originaux.

Mercredi 17 juin à 16 h : Abracadabra (1970), suivi de Inon ou La Conquête du feu (1971), suivi de La Création des oiseaux (1973), suivi de Illusion ? (1972), suivi de Taratata ! (1977), suivi de Tout rien (1978), suivi de Crac ! (1981).

Jeudi 18 juin à 16 h : L’Homme qui plantait des arbres (1987), suivi de Le Fleuve aux grandes eaux (1993), suivi de Frédéric Back, la nature avant tout de Phil Comeau (2009).

Vendredi 19 juin à 16 h : The Man Who Planted Trees (1987), suivi de The Mighty River (1993).

Mercredi 24 juin à 16 h : Abracadabra (1970), suivi de Inon ou La Conquête du feu (1971), suivi de La Création des oiseaux (1973), suivi de Illusion ? (1972), suivi de Taratata ! (1977), suivi de Tout rien (1978), suivi de Crac ! (1981).

Jeudi 25 juin à 16 h : The Man Who Planted Trees (1987), suivi de The Mighty River (1993).

Vendredi 26 juin à 16 h : L’Homme qui plantait des arbres (1987), suivi de Le Fleuve aux grandes eaux (1993), suivi de Frédéric Back, la nature avant tout de Phil Comeau (2009).

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Jennifer Fox
Cinéaste de la famille post-féministe
Cinémathèque québécoise - du 5 avril au 3 mai 2007

Du 5 avril au 3 mai, La Cinémathèque québécoise présente l'œuvre de la cinéaste américaine Jennifer Fox. Réalisatrice et productrice, Fox s'interroge sur la famille et la sexualité dans nos sociétés modernes. La programmation donne à voir son premier film, Beirut : the Last Home Movie (1981), et An American Love Story (2000), une série télévisuelle de 10 épisodes sur une famille interraciale de New York (sous-titrée en français). Tout récemment, Fox réalisait une autre série, Flying : Confessions of a Free Woman, portrait pénétrant de femmes de ce début des années 2000. Elle a également été consultante pour le sulfureux Southern Comfort ( 2001) de Kate Davis, chronique d'un couple transsexuel. En projetant cette rétrospective qui s'ouvre avec la première canadienne de Flying : Confessions of a Free Woman (2006), la Cinémathèque québécoise souligne la démarche originale d'une cinéaste qui s'avère aussi une infatigable chercheuse.

" Flying : Confessions of a Free Woman revisite la sexualité féminine en ce début de 21e siècle. Postulant qu'il existe un monde secret que les femmes réintègrent naturellement lorsqu'elles se retrouvent entre elles, le défi était de les filmer sans que la fluidité des échanges ne se désintègre devant l'équipe de tournage. Car l'introduction d'un opérateur caméra (même féminin) constitue toujours une menace à la spontanéité des confidences et altère les rapports d'intimité. Il fallait trouver une approche qui soit cohérente avec le projet. Exit, donc, caméraman et preneur de son! Ici la caméra est manipulée par Fox elle-même qui la passe à ses interlocutrices lorsque celles-ci l'interpellent. Car, dans la logique d'une exigence éthique, la cinéaste se sentait incapable de demander à des femmes de parler de réalités intimes sans se mettre en jeu, elle aussi. La présence de Fox devant la caméra, au même titre que tous les autres personnages, veut atténuer le rapport de pouvoir entre la réalisatrice et ses sujets. Mais placée au centre du film, le " personnage Jennifer Fox " agit comme le fil conducteur d'un récit collectif conférant ainsi à ces Confessions un caractère d'autofiction. En écho au célèbre essai Fear of Flying, de la féministe Érica Yong, publié dans les années 1970, la série, tournée en Europe, en Asie, en Afrique du Sud, met en scène des femmes aux prises avec des amants, des maris, des ex, des enfants, une vie professionnelle, un engagement militant. "
Diane Poitras, Conservatrice Télévision et Vidéo

Mary Pickford

Les 22 et 29 septembre, 6 et 13 octobre

Mary Pickford interpréta souvent dans sa carrière des rôles de femmes-enfants qui prirent une dimension archétypale. Son succès auprès du public fut immense et elle le doit aussi à d'autres rôles, plus socialement marqués, de jeunes filles abandonnées ou intraitables et intransigeantes.

Ces films d'une grande rareté, nouvellement restaurés grâce à la collaboration de nombreuses archives tant américaines qu'européennes, seront accompagnés au piano par Gabriel Thibaudeau et François Bourassa.

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