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La Cinémathèque québécoise présente

les « Nouvelles caméras féminines québécoises »

du 2 avril au 25 mai 2008

Montréal, le 27 mars 2008 – La Cinémathèque québécoise est particulièrement fière de proposer un coup de projecteur sur dix « Nouvelles caméras féminines québécoises », une programmation spéciale soulignant l’apport, la créativité, la diversité de même que les contraintes rencontrées par dix réalisatrices d’ici dont l’œuvre s’affirme dans les années 2000. Du 2 avril au 25 mai, découvrez ou redécouvrez les œuvres de Jennifer Alleyn, Louise Archambault, Anaïs Barbeau-Lavalette, Miryam Bouchard, Lyne Charlebois, Ghyslaine Côté, Marie-Julie Dallaire, Guylaine Dionne, Pascale Ferland et Lysanne Thibodeau. Beaucoup d’entres elles assisteront aux projections.

Dix regards sur une réalité bien tangible

Comme l’a soulevé l’étude publiée récemment des Réalisatrices équitables ainsi que celle de la SODEC, la place des femmes dans le cinéma pose question. La Cinémathèque québécoise donne ainsi la parole à des réalisatrices aux parcours différents, qui se battent toutes pour que le cinéma des femmes ait sa place sur les écrans québécois.

Par choix ou par nécessité, beaucoup d’entre elles ont touché à plusieurs domaines : photographie, graphisme, publicité, vidéoclips, télévision - Guylaine Côté a même été actrice et coach d’acteurs - tout en produisant leurs films. Certaines se sont tournées vers l’enseignement. Lysanne Thibodeau et Pascale Ferland pour leur part sont restées fidèles au 7e art indépendant. La plupart ont réalisé leur premier long métrage ou y sont presque comme Miryam Bouchard, récipiendaire d’une bourse d’écriture de la SODEC. Diplômées en cinéma ou en beaux-arts, certains parcours sont intimement liés : Jennifer Alleyn et Marie-Julie Dallaire ont participé ensemble au film collectif Cosmos en 1996, puis à tour de rôle à la Course Destination monde; Jennifer, Miryam Bouchard et Lyne Charlebois ont goûté à la réalisation d’épisodes de la série docu-fiction Yin-Yang; Miryam et Anaïs Barbeau-Lavalette se sont croisées à la série télévisée Nikan ; Louise Archambault et Marie-Julie Dallaire sont produites par la même maison de production, micro_scope.

Échantillon non-exhaustif de la diversité actuelle des femmes dans le milieu cinématographique québécois, le travail de ces artistes a été reconnu dans la dernière décennie. Ainsi, Guylaine Dionne reçoit en 2006 le prix Don Haig honorant son travail de cinéaste tant en fiction qu’en documentaire, Marie-Julie Dallaire obtient en 2007 le prix de la Fondation Alex et Ruth Dworkin pour la promotion de la tolérance à travers le cinéma pour Notre père, et Pascale Ferland est récipiendaire en 2007 du prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada décerné à des artistes à mi-carrière dont les réalisations ont été exceptionnelles. Les longs métrages d’Anaïs Barbeau-Lavalette et de Lyne Charlebois, respectivement Le Ring et Borderline, ont été salués par les critiques et ont connu un grand succès populaire.

Dix séances pour prendre le pouls de notre cinéma féminin québécois :

Les Frissons d’Agathe, suivi de Les Fantômes des trois Madeleine, Guylaine Dionne* – 2 avril, 18 h 30

Le Secret de ma mère, Ghyslaine Côté* – 9 avril, 18 h 30

Programme Marie-Julie Dallaire, suivi de Notre père – 16 avril, 18 h 30

Programme Miryam Bouchard* – 23 avril, 18 h 30

Nous sommes tous les jours, Lyne Charlebois – 30 avril, 18 h 30

Familia, Louise Archambault* – 7 mai, 18 h 30

Programme Lysanne Thibodeau, suivi de Esprits de famille – 14 mai, 18 h 30

Programme Jennifer Alleyn* – 21 mai, 20 h 30

Si j’avais un chapeau suivi de Le Ring, Anaïs Barbeau-Lavalette* – 28 mai, 18 h 30

L’Immortalité en fin de compte, Pascale Ferland* – 29 mai, 19 h

(*) En présence de la réalisatrice

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VISITEZ CUBA À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE

EDUARDO MUÑOZ BACHS : AFFICHES CUBAINES DE CINÉMA

Du 3 avril au 31 août 2008

Montréal, le 28 mars 2008 – La Cinémathèque québécoise est heureuse de dévoiler, en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Montréal et en marge de l’exposition ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours, une exposition de 25 affiches cubaines de cinéma d’un des plus prolifiques graphistes de l’île : Eduardo Muñoz Bachs. Cette série a été sélectionnée parmi les 145 affiches cubaines des 18 000 trésors graphiques que compte la collection de la Cinémathèque québécoise.

La Cinémathèque québécoise propose ainsi un complément à l’exposition du Musée des beaux-arts, en contextualisant la période de la Révolution cubaine, laquelle a permis aux artistes en design graphique de se créer une identité propre dans le domaine de l’affiche politique, sociale et culturelle. Une effervescence visuelle hors du commun s’est déployée dans l’île à partir des années 60 et témoigne du talent diversifié de ses graphistes dont plusieurs furent reconnus à l’échelle internationale, notamment Bachs, Azcuy, Reboiro, Martinez, Ñiko et Rostgaard.

Bachs : affichiste humoriste

Né en Espagne, Eduardo Muñoz Bachs (1937-1999) entre à l’ICAIC (Instituto cubano del arte e industria cinematográficos) en 1960 dans la section du dessin animé puis œuvre dans la production graphique. Il crée, avec son Chaplin, une sorte d’image de marque pour l’institution. Ses affiches de cinéma, dont les maquettes sont le plus souvent exécutées à la gouache, se distinguent par des formes minutieusement dessinées aux couleurs vives et traduisent un humour omniprésent.

Les 25 sérigraphies choisies pour l’exposition sont caractérisées par la représentation de personnages aux visages expressifs, selon l’émotion à transmettre. Bref panorama d’une création graphique de qualité, l’exposition témoigne du style original et attachant que Bachs a mis au point au fil des ans et rappelle qu’il a créé des affiches autant pour le cinéma cubain que pour les films européens et sud-américains projetés dans les nombreuses salles de la Havane.

Foyer Luce-Guilbeault, 3 avril – 31 août 2008, Entrée libre.

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Archives

Jennifer Fox
Cinéaste de la famille post-féministe
Cinémathèque québécoise - du 5 avril au 3 mai 2007

Du 5 avril au 3 mai, La Cinémathèque québécoise présente l'œuvre de la cinéaste américaine Jennifer Fox. Réalisatrice et productrice, Fox s'interroge sur la famille et la sexualité dans nos sociétés modernes. La programmation donne à voir son premier film, Beirut : the Last Home Movie (1981), et An American Love Story (2000), une série télévisuelle de 10 épisodes sur une famille interraciale de New York (sous-titrée en français). Tout récemment, Fox réalisait une autre série, Flying : Confessions of a Free Woman, portrait pénétrant de femmes de ce début des années 2000. Elle a également été consultante pour le sulfureux Southern Comfort ( 2001) de Kate Davis, chronique d'un couple transsexuel. En projetant cette rétrospective qui s'ouvre avec la première canadienne de Flying : Confessions of a Free Woman (2006), la Cinémathèque québécoise souligne la démarche originale d'une cinéaste qui s'avère aussi une infatigable chercheuse.

" Flying : Confessions of a Free Woman revisite la sexualité féminine en ce début de 21e siècle. Postulant qu'il existe un monde secret que les femmes réintègrent naturellement lorsqu'elles se retrouvent entre elles, le défi était de les filmer sans que la fluidité des échanges ne se désintègre devant l'équipe de tournage. Car l'introduction d'un opérateur caméra (même féminin) constitue toujours une menace à la spontanéité des confidences et altère les rapports d'intimité. Il fallait trouver une approche qui soit cohérente avec le projet. Exit, donc, caméraman et preneur de son! Ici la caméra est manipulée par Fox elle-même qui la passe à ses interlocutrices lorsque celles-ci l'interpellent. Car, dans la logique d'une exigence éthique, la cinéaste se sentait incapable de demander à des femmes de parler de réalités intimes sans se mettre en jeu, elle aussi. La présence de Fox devant la caméra, au même titre que tous les autres personnages, veut atténuer le rapport de pouvoir entre la réalisatrice et ses sujets. Mais placée au centre du film, le " personnage Jennifer Fox " agit comme le fil conducteur d'un récit collectif conférant ainsi à ces Confessions un caractère d'autofiction. En écho au célèbre essai Fear of Flying, de la féministe Érica Yong, publié dans les années 1970, la série, tournée en Europe, en Asie, en Afrique du Sud, met en scène des femmes aux prises avec des amants, des maris, des ex, des enfants, une vie professionnelle, un engagement militant. "
Diane Poitras, Conservatrice Télévision et Vidéo

Mary Pickford

Les 22 et 29 septembre, 6 et 13 octobre

Mary Pickford interpréta souvent dans sa carrière des rôles de femmes-enfants qui prirent une dimension archétypale. Son succès auprès du public fut immense et elle le doit aussi à d'autres rôles, plus socialement marqués, de jeunes filles abandonnées ou intraitables et intransigeantes.

Ces films d'une grande rareté, nouvellement restaurés grâce à la collaboration de nombreuses archives tant américaines qu'européennes, seront accompagnés au piano par Gabriel Thibaudeau et François Bourassa.

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